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A la une / International

Nouvelles autorités au Soudan

Poursuite du démantèlement du régime d’Al-Bachir


Les autorités de transition soudanaises, chargées de diriger le pays à la suite de la chute de Omar al-Bachir en avril, ont annoncé hier matin la dissolution des syndicats mis en place sous l'ancien régime dirigé par le président déchu Omar al-Bachir, condamné hier à deux ans de prison dans un centre correctionnel pour corruption. “Les autorités soudanaises ont décidé de dissoudre tous les syndicats professionnels”, écrit dans un communiqué hier matin le Conseil souverain soudanais qui a publié un décret. Ces organisations professionnelles sont considérées par les autorités comme favorables à l'ancien président Omar al-Bachir. Le Conseil souverain a annoncé séparément la dissolution du syndicat des avocats et la préparation de nouvelles élections pour cette profession. En outre, les autorités ont aussi annoncé hier la mise en place d'une commission destinée à organiser la confiscation de tous les biens du parti de M. Al-Bachir, le Parti du Congrès national (NCP), dont la dissolution avait été annoncée fin novembre. Ces mesures sont conformes aux revendications du mouvement de contestation qui a obtenu en avril la destitution de Omar al-Bachir, puis a réclamé l'instauration d'un pouvoir civil. En réaction, le syndicat des journalistes a annoncé qu'il ne reconnaissait pas le décret et qu'il allait le “combattre”. Par ailleurs, Omar al-Bachir a été condamné par un tribunal de Khartoum hier à deux ans de détention dans un centre correctionnel. M. Al-Bachir, 75 ans, a été jugé par un “tribunal spécial” depuis le mois d'août pour fonds perçus de l'Arabie Saoudite. À l'issue de l'audience qui a duré plus d'une heure et demie, le juge Al-Sadeq Abderrahmane a déclaré l'ex-président coupable de “corruption” et “possession de devises étrangères”. Le juge a expliqué que M. Al-Bachir sera placé dans un centre correctionnel pour personnes âgées, car selon la loi soudanaise, toute personne âgée de plus de 70 ans ne peut être détenue en prison.
 

R. I./Agences


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