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Réformes constitutionnelles pour une sortie de crise

Poutine reprend en main le processus de paix en Syrie

De gauche à droite : Hassan Rohani, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan à Sotchi, le 14 février. © D.R

Le même processus de réforme de la Constitution est engagé par l’ONU, mais l’aveuglement des puissances occidentales à faire partir Bachar al-Assad freine toute avancée dans les discussions à Genève.

La Russie, appuyée par la Turquie et l’Iran, est en train de suppléer au groupe de dialogue inter-syrien, sous l’égide de l’ONU à Genève, en faisant avancer le processus de paix en Syrie, après avoir réussi à inverser l’équilibre militaire en faveur du président Bachar al-Assad.
Jeudi, à l’issue d’un sommet tripartie à Sotchi (Russie), le président russe Vladimir Poutine a affirmé que le trio irano-russo-turc va travailler de concert pour la réforme de la Constitution syrienne afin de sortir la Syrie d’une guerre meurtrière qui dure depuis mars 2011. “Nous sommes convenus de travailler de concert pour aider le comité constitutionnel à commencer au plus vite son travail, un travail qui consistera à réfléchir aux aspects fondamentaux des futures institutions d'État de Syrie”, a déclaré M. Poutine dans une conférence de presse.
“Nous avons identifié (avec la Turquie et l'Iran lors du sommet) des domaines importants pour résoudre la crise”, a-t-il poursuivi. Le président russe a indiqué que “la lutte contre le terrorisme ne doit pas être affectée par le cessez-le-feu en Syrie”. Il a souligné que “la 12e réunion d'Astana sur la Syrie se tiendra fin mars prochain”.
Un sommet durant lequel l’Iran, la Turquie et la Russie annonceraient probablement un calendrier de travail plus précis et une liste de participants plus affinée. “Nous sommes convaincus qu'une stabilité durable en Syrie ne pourra être atteinte que par des moyens politiques et diplomatiques, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU et avec un strict respect des principes d'unité, de souveraineté et d'intégrité territoriale du pays”, a-t-il affirmé. “Nous sommes parvenus à une conclusion générale selon laquelle l'application de ces mesures pourrait constituer une étape positive. Cela aiderait en effet à stabiliser la situation dans cette partie de la Syrie, où le contrôle du gouvernement légitime pourrait enfin être rétabli”, a déclaré M. Poutine, au grand dam des puissances occidentales qui avaient parié, depuis le début, sur la chute de Bachar al-Assad, en soutenant l’opposition dite modérée.
Certains pays, dont l’Arabie Saoudite et même la Turquie, ont ouvertement appuyé les groupes armés de l’opposition et des mouvements terroristes, pensant que Damas allait chuter rapidement. Mais l’implication directe de Moscou, puis de Téhéran et du Hezbollah libanais dans l’équation syrienne a faussé tous les calculs, permettant à Bachar al-Assad de reprendre des pans importants du territoire syrien, profitant parallèlement des divisions qui ont miné l’opposition pour renforcer ses positions à travers l’ensemble du pays.
Aujourd’hui, il ne lui reste que la province d’Idleb qui fait l’objet d’un accord de trêve russo-turc depuis la mi-octobre 2018. Mais cet accord est provisoire et la Turquie doit convaincre les derniers groupes de l’opposition et terroristes de déposer les armes et de quitter cette province.


Lyès Menacer

 



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