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A la une / International

Afghanistan : “Massacre” à l'ambulance piégée

Près d’une centaine de morts et 158 blessés à Kaboul

Les secours tentent d’évacuer les victimes. © D.R

Le chaos dans lequel est plongé l’Afghanistan est la conséquence directe de l’invasion militaire des États-Unis en 2001, sous prétexte de lutte contre le terrorisme islamiste, après les attentats du World Trade Center à New York.

La capitale afghane a été hier le théâtre d’un nouveau carnage, revendiqué par les talibans qui ont tué dans un attentat à l’ambulance piégée au moins 63 personnes et blessé 151 autres, dont certaines sont dans un état grave, a indiqué Waheed Majroh, porte-parole du gouvernement dans un communiqué, relayé par les agences de presse. Un précédent bilan avait fait état de la mort de 40 personnes et de 140 blessés dans l’explosion d’une ambulance piégée, conduite par un kamikaze, selon des sources officielles. “Ce bilan pourrait encore évoluer, car certains blessés ont été hospitalisés dans un état critique”, a prévenu Baryalai Hilali, directeur de la communication du gouvernement, a rapporté l’AFP. “Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages. Il a indiqué au premier contrôle qu'il acheminait un patient vers l'hôpital Jamuriate” voisin, a expliqué à l'AFP Nasrat Rahimi, porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur. “Au second barrage, il a été identifié et a fait détoner sa charge”, a-t-il ajouté. L'attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : “Un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l'Intérieur où se trouvaient de nombreuses forces de police”, a-t-il indiqué. L'explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale. Les photos partagées par les internautes sur les réseaux sociaux, ainsi que des vidéos, montrent l’ampleur de cet attentat qui rappelle la responsabilité des États-Unis et leurs alliés dans ce qu’est devenu l’Afghanistan aujourd’hui. “Chicken Street”, la rue des antiquaires proche, a vu ses vitres voler en éclats comme tous les quartiers à plusieurs centaines de mètres à la ronde. “C'est un massacre”, a affirmé sur Twitter Dejan Panic, coordinateur d'Emergency, accompagnant son message de photos montrant les très nombreuses victimes allongées dans les couloirs, sous les préaux et, en plein soleil d'hiver, sur les pelouses de l'établissement. L'attentat a eu lieu devant l'un des barrages protégeant l'accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l'Intérieur, le siège de la police, la délégation de l'Union européenne et le lycée pour filles Malalai. Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée.
“Ils ont visé notre barrage. C'était énorme, toutes nos vitres sont soufflées”, a indiqué à l'AFP un de ses membres, Hassina Safi. Les membres de la délégation européenne ont été rapidement mis en sécurité dans leur pièce sécurisée, a indiqué l'un d'eux à l'AFP. Le scénario de l'ambulance est l'un des plus redoutés. Le niveau d'alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en “lock down” (sorties interdites). Cet attentat est le troisième à frapper l'Afghanistan en une semaine après l'attaque le samedi 20 janvier de l'hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe État islamique.


L. M./Agences

 


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