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A la une / International

Vague d’arrestations des opposants depuis une semaine

Présidentielle au Zimbabwe : l'opposition saisit la Cour constitutionnelle

L'opposition zimbabwéenne a officialisé hier sa volonté de contester devant la justice les résultats de l'élection présidentielle du 30 juillet remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa, alors qu'un de ses principaux leaders a été arrêté à la frontière zambienne. “Les résultats annoncés par la commission électorale vont être contestés devant la justice”, a déclaré lors d'une conférence de presse à Harare Thabani Mpofu, avocat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). L'avocat n'a pas voulu préciser quand il déposerait le dossier devant la Cour constitutionnelle. L'opposition a jusqu'à demain pour déposer son recours. La Cour aura ensuite 14 jours pour décider de la validité du scrutin, le premier depuis la chute de Robert Mugabe, l'autoritaire président resté près de quatre décennies au pouvoir. “Toutes les preuves dont nous avons besoin sont disponibles. Il n'y aura aucun doute pour tous les citoyens. Il y a eu une triche et une fraude de +mammouth+”, a-t-il promis brandissant à de multiples reprises des documents. Le recours permettra de “montrer au monde ce qui s'est réellement passé”, a-t-il ajouté. Dans la matinée, Tendai Biti, figure de l'opposition et ancien ministre des Finances du gouvernement d'union nationale (2009-2013), a été arrêté à la frontière zambienne alors qu'il cherchait “l'asile” politique chez le voisin, a affirmé à l'AFP son avocat Me Nqobizitha Mlilo. Les autorités zimbabwéennes n'ont pas confirmé l'arrestation mais, selon le journal pro-gouvernemental The Chronicle, M. Biti est recherché par la justice, accusé d'incitation à la violence. Son entourage avait dénoncé la présence de forces policières autour du domicile de sa mère à Harare. M. Biti avait annoncé avant la proclamation officielle des résultats par la commission électorale que Nelson Chamisa avait remporté l'élection “au-delà de tout doute raisonnable”, tout en défiant la commission électorale d'annoncer un résultat différent. La répression le 1er août des manifestations contestant les résultats officiels s'est soldée par la mort d'au moins six personnes. L'opposition, mais aussi les observateurs et diplomates occidentaux, se sont inquiétés de la répression. Les chefs de mission au Zimbabwe de l'Union européenne et des États-Unis notamment ont, dans une déclaration commune, parlé de “sérieuses violations des droits de l'homme”. Membre de la Zanu-PF comme jadis Robert Mugabe, le président Emmerson Mnangagwa a été déclaré vainqueur dès le 1er tour avec 50,8% des voix contre 44,3% pour le candidat du MDC Nelson Chamisa.

R. I./Agences


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