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A la une / International

Un an de contestations sociales du Hirak

Rabat maintient la pression sur les Rifains

Les manifestants maintiennent la pression. © D.R.

Les choix des autorités marocaines de réprimer la contestation sociale du Hirak, dans le Rif, n’a fait qu’aggraver la situation. Mais Rabat ne semble pas avoir l’intention d’y renoncer.

Devant le silence du gouvernement marocain quant au traitement du dossier du Hirak du Rif, dont les détenus défilent devant les juges depuis maintenant une année, et la région ne bénéficie d’aucune attention, les défenseurs de droits de l’homme au Maroc et le Comité de soutien aux détenus tirent la sonnette d’alarme quant à la dégradation de l’état de santé de certains d’entre eux. Une année après les manifestations, Rabat fait traîner le procès en longueur et n’a lancé aucun projet de développement dans la région du Rif. Devant cette situation, des ONG de défense de droits de l’homme tirent la sonnette d’alarme quant à la dégradation de l’état de santé des détenus. Ainsi, après la lettre adressée le 13 juin au ministre chargé des droits de l’homme, Mustapha Ramid, ainsi qu’au ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, au président du parquet général, au président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et au délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, la CMIDH et le Comité de soutien du Hirak à Casablanca va passer à une autre étape pour alerter sur la dégradation de l’état de santé de certains détenus du Hirak du Rif. “Nous pensons solliciter une rencontre avec le ministre d’État chargé des droits de l’homme, Mustapha Ramid”, a déclaré au HuffPost Maroc Abdelilah Benabdesselam, coordinateur de la Coalition marocaine des instances des droits de l’homme (CMIDH), tout en soulignant que les ONG entendent bien obtenir une réponse à leur lettre. Sans réponse, une semaine après l’envoi de la lettre, la CMIDH estime que l’urgence de la situation ne lui permet plus d’attendre. Selon lui, il faut “une intervention d’urgence” pour “sauver la vie” de deux détenus du Hirak du Rif, Rabie Al-Ablaq et Abdelali Houd, qui sont, d’après la coalition, “en grève de la faim” à la prison de Oukacha. Le premier aurait arrêté de se nourrir depuis plus de deux semaines, alors que le second en est à sa troisième semaine. “Ce qui nous inquiète le plus, c’est l’indifférence envers les revendications des détenus”, soulignent les signataires de la lettre adressée à Mustapha Ramid, car d’après “les familles de ces deux détenus grévistes, leur état de santé laisse à désirer. La grève de la faim les anéantit jour après jour”. Dans la lettre, il est demandé d’“ouvrir un dialogue avec les grévistes en vue d’examiner leurs revendications légales et légitimes et de traiter la situation avant qu’elle n’aboutisse à un drame”, souligne le coordinateur de la CMIDH.
On apprend par ailleurs que suite à la décision prises ce mardi par les détenus du Hirak du Rif de boycotter leur procès en signe de protestation contre les conditions de leur détention et du traitement du dossier par la justice, la Cour d’appel de Casablanca a ordonné qu’ils soient ramenés par la force devant les juges.   


Merzak Tigrine


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