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Sahara Occidental

Réunion du Conseil de sécurité le 24 octobre

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion à huis clos consacrée à l’examen de la question du Sahara occidental le 24 octobre, conformément à la résolution 2351 du 29 avril dernier. Cette rencontre sera l’occasion pour l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Horst Kohler, de présenter un rapport sur la situation à l’issue de la tournée qu’il entreprendra dans la région dans les prochains jours. Il en sera de même pour la responsable de la Minurso, Kim Buldoc, et le général des Casques bleus, le Chinois Wang Xiaojun, qui informeront les membres du Conseil sur le respect du cessez-le-feu par les deux parties. En attendant, les représentants de plusieurs États membres de l’ONU et des organisations régionales de l’Amérique latine et des Caraïbes ont réaffirmé lundi à New York le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, appelant les Nations unies à accélérer le processus de décolonisation du Sahara occidental. S’exprimant à l’ouverture du débat général de la Quatrième commission chargée des politiques spéciales et de la décolonisation, le représentant de la Namibie, Neville Gertze, a estimé que l’adhésion du Maroc à l’Union africaine (UA) devrait aider à trouver une solution au conflit, appelant ce pays à mettre en œuvre l’accord permettant la tenue, en 2018, d’un référendum sur l’indépendance du Sahara occidental. De son côté, la représentante de Belize, Mme Lois Michelle Young, a dénoncé pour sa part le “traitement palliatif” accordé par l’ONU à la question du Sahara occidental, soulignant qu’un référendum avait été promis il y 25 ans au peuple sahraoui, en échange d’un cessez-le-feu.
Mme Young a rappelé que 50% des États membres de l’ONU avaient obtenu leur indépendance grâce à la lutte de leurs peuples et l’appui de l’ONU, y compris le Belize qui a acquis son indépendance le 21 septembre 1981. Cependant, la tâche de la décolonisation n’est pas achevée, a-t-elle constaté.

Merzak T.