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A la une / International

Atteinte aux droits humains en Arabie saoudite

Riyad de nouveau épinglé par l’ONU

Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane. © D.R

Pas moins de 29 pays ont dénoncé Riyad devant le Conseil des droits de l'homme de l’ONU, relevant la multiplication des cas de persécution, de détention arbitraire, de disparition forcée ou encore de torture.

L’Arabie Saoudite qui a tenté de vendre, avec l’arrivée au trône du prince héritier Mohammed Ben Salmane dit MBS, en 2017, l’image d’un pays prêt à faire son entrée dans la modernité, ne cesse de prouver, bien au contraire, son hostilité quasi chronique à tout changement allant dans le sens du respect des droits humains fondamentaux. Harcèlement, disparition forcée, détention arbitraire et torture se sont davantage banalisés dans le royaume, alors que l’opposition et la liberté de parole seront violemment persécutés et combattues.

On se souvient que quelques pays occidentaux en particulier, à l’instar des États-Unis de Donald Trump, ont cru bon de soutenir le royaume wahhabite à faire sa mue, allant jusqu’à présenter le prince héritier comme l’homme du renouveau. Illusion.  Les violations des droits humains par l'Arabie Saoudite se sont depuis multipliées. Hier encore, pas moins de 29 pays ont dénoncé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, les pratiques inhumaines auxquelles s’adonne l’Arabie Saoudite.

Signataires d’une déclaration, ces 29 pays ont soulevé de sérieuses inquiétudes quant au sort des droits humains dans cette monarchie du golfe Arabique. L'ambassadeur du Danemark, Carsten Staur, qui a lu la déclaration finale a relevé un acharnement des autorités saoudiennes contre les droits de l’homme. Les cas de torture, de détention arbitraire ou encore de disparition forcée se sont dangereusement multipliés.

En dépit de quelques progrès dans le pays, comme par exemple “les restrictions à la flagellation ou la renonciation à la peine de mort contre des mineurs pour la plupart des crimes”, l’Arabie Saoudite reste l’un des pays où les droits humains sont régulièrement foulés au pied, dénonce-t-il. “Les 29 pays ont dénoncé la persécution, les détentions et l'intimidation dont les membres de la société civile, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les opposants politiques font l'objet”, déplore la déclaration.

Il en va de même pour les droits des femmes, mentionne-t-on. Les pays signataires ont salué “des développements positifs récents” mais “s'inquiètent profondément de la discrimination persistante dont font l'objet les femmes et les jeunes filles”. L'ambassadeur a cité le cas de cinq femmes défendant les droits humains toujours emprisonnées. “Nous réitérons notre appel à libérer tous les prisonniers politiques et nous sommes particulièrement inquiets de l'usage qui est fait des lois antiterroristes et d'autres dispositifs sécuritaires contre des individus qui exercent leurs droits pacifiquement”, a accusé le diplomate.

La déclaration est aussi revenue sur l'assassinat de Jamal Khashoggi, un journaliste tué et démembré dans le consulat saoudien d'Istanbul en 2018, et réclame que “tous les coupables soient punis”. Ce meurtre a terni l'image du prince héritier Mohammed Ben Salmane, accusé par des responsables turcs et américains d'être le commanditaire.  Un jugement définitif prononcé récemment dans l'affaire a été dénoncé comme une parodie de justice par des défenseurs des droits humains et de “farce” par la fiancée du journaliste défunt.

Riyad essaye d'obtenir l'un des 47 sièges du Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais, a prévenu l'ambassadeur danois, “on attend des membres du Conseil qu'ils soient exemplaires dans la promotion et la défense des droits de l'homme”.  C'est la troisième fois que le royaume est ainsi cloué au pilori devant l'instance onusienne.  

 


K. Benamar


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