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A la une / International

Arabie Saoudite

RSF réclame la libération de 30 journalistes

© D. R.

L'organisation française Reporters sans Frontière a effectué pour la première fois une mission officielle de trois jours en avril en Arabie saoudite au cours de laquelle elle a réclamé la libération de 30 journalistes détenus, a-t-elle annoncé hier. RSF a révélé la tenue de ces discussions dans un message sur Twitter, à l'occasion d'un sommet international consacré à la liberté de la presse, organisé à Londres par les ministères des Affaires étrangères britannique et canadien.

“Nous avons eu une série de rendez-vous du 21 au 23 avril et avons pu rencontrer des responsables de haut niveau”, a déclaré à l'AFP Christophe Deloire, secrétaire-général de l'organisation. “C'est une mission sans précédent”. La délégation s'est entretenue entre autres “deux heures avec le procureur général qui n'avait jamais rencontré d'ONG occidentales auparavant ni de gens comme nous”, poursuit M. Deloire qui rappelle que l'Arabie Saoudite est tombée à la 170e place de son classement des pays pour le respect de la liberté de la presse. Cette contreperformance est due à la détention d'une trentaine de journalistes et surtout à l'assassinat en Turquie, en octobre 2018, d'un éminent éditorialiste saoudien, Jamal Khashoggi. 

Suite à cet assassinat, qui impliquerait les plus hautes autorités du royaume, dont le prince héritier Mohammed ben Salmane, l'ONU a demandé le déplacement du G20 qui doit se tenir à Riyad. “On a pu parler  chaque fois, de l'assassinat de Khashoggi et de la situation des journalistes sans aucune exception”, a précisé M. Deloire. “On a pu faire passer les raisons de notre dénonciation de la situation de la liberté de la presse en Arabie Saoudite”, a-t-il soutenu, écartant tout soupçon de “compromis” avec les autorités. 

“Le fait d'avoir des discussions directes complète notre stratégie de dénonciation, on est venu sur place pour critiquer, argumenter et plaider. Il faut articuler plaidoyer public et non public”, défend-il en précisant qu'à la demande de RSF, les autorités locales n'ont pas fait état de leur présence, ni cherché à s'en faire valoir. RSF avait pris contact dès le 30 octobre avec l'ambassade d'Arabie Saoudite à Paris et a été averti, “fin mars”, de la possibilité de se rendre sur place, a encore précisé le responsable.
 

R. I./Agences


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