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A la une / International

Prorogation du mandat de la MINURSO de six mois seulement

Sahara occidental-Maroc : l’ONU pour une reprise des négociations

Horst Köhler, ancien Président d'Allemagne. ©D. R.

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental a promis au Conseil de sécurité un nouveau round de négociations pour 2018 sans toutefois donner de dates précises.

Dérogeant à son habitude, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi soir une résolution prolongeant de six mois le mandat de sa mission d'observation du cessez-le-feu entre Maroc et Front Polisario (Minurso), et non d’une année comme ce fut le cas jusque-là, tout en appelant les deux parties en conflit à des “négociations sans préconditions”. Le texte adopté insiste sur la reprise des négociations à l’arrêt depuis 2008, “sans précondition et de bonne foi”, afin de parvenir à une “solution politique mutuellement acceptable” vers “l’autodétermination” de son peuple. Approuvée par douze voix, en raison de l’abstention de la Chine, la Russie et l’Éthiopie, qui ont accusé les États-Unis, rédacteurs du texte, d’avoir précipité le vote sans donner de temps aux négociations, cette résolution devrait pousser le nouvel émissaire onusien pour le Sahara occidental à ramener le Maroc et le Front Polisario à la table des négociations. Horst Köhler a fait une tentative de réunir Marocains et Sahraouis à Berlin en février dernier, mais Rabat a fait défection, préférant rencontrer l’émissaire onusien à Lisbonne quelques jours plus tard.
D’ailleurs, l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental a promis au Conseil de sécurité un nouveau round de négociations pour 2018 sans toutefois donner de dates précises. Dans cette perspective, la résolution souligne “l’importance d’un engagement renouvelé des parties à faire avancer le processus politique pour préparer un cinquième round de négociations”. Ceci étant, un diplomate européen a affirmé à l’agence AFP sous le couvert de l’anonymat que la réduction du mandat de la Minurso à six mois uniquement “permet d'avoir un levier” pour pousser les parties aux négociations. Il a ajouté que c’est “un moyen politique pour avoir une clause de rendez-vous et espérer une reprise du processus politique d’ici là”. Quant aux tensions récentes entre le Maroc et le Front Polisario, le premier reprochant au second des violations du cessez-le-feu, la résolution “exprime sa préoccupation face à une présence du Polisario dans la zone tampon d’El-Guergarat et appelle à son retrait immédiat”, et charge le Secrétaire général de l’ONU d’œuvrer pour faire retomber ces tensions. Dans un communiqué publié juste après la prorogation du mandat de la Minurso, le Front Polisario a appelé vendredi à la reprise “immédiate” du processus onusien, souhaitant que le renouvellement du mandat de la Minurso puisse servir de “levier” pour assurer un “retour rapide” des parties en conflit à la table des négociations. Il a indiqué “prendre note de cette évolution en particulier la courte durée du renouvellement qui reflète la nécessité d’une reprise urgente du processus politique de l’ONU”. Le Front Polisario a réitéré son engagement à entrer dans un processus de négociations directes avec le Maroc, assorti de délais, pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, conformément à la doctrine des Nations unies concernant la décolonisation. Le Maroc, quant à lui, s’est félicité vendredi de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en saluant sa “teneur positive”. Interprétant à sa guise cette résolution, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a estimé que la finalité du processus est de “parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable basée sur le compromis”, termes “qui s'identifient à la solution politique préconisée par le Maroc”, à savoir une autonomie sous contrôle.

Merzak Tigrine


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