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vote sur le brexit

Semaine décisive pour le Royaume-Uni

Theresa May, Première ministre britannique. © D.R

De nombreuses voix ont proposé un deuxième référendum sur le Brexit,
mais Theresa May a écarté cette possibilité.

La Première ministre britannique Theresa May soumettra demain au vote des députés britanniques l'accord de retrait négocié avec Bruxelles qui devrait être effectif dès le 29 mars 2019, après trois ans de la tenue du référendum sur le Brexit qui a bouleversé le vieux continent.
Ce vote sera déterminant et ouvre la voie à toutes les incertitudes et les scénarios les plus chaotiques, craint-on aussi bien à Londres qu’à Bruxelles, où les membres de l’UE refusent de modifier le texte de l’accord âprement négocié avec Theresa May. Jusqu’à maintenant, ses tentatives de le faire accepter au Parlement britannique se sont soldées par un échec. Ce texte avait été massivement rejeté par le Parlement britannique le 15 janvier.
Depuis, la Première ministre britannique s'est lancée dans une bataille sur deux fronts, pour tenter d'obtenir des concessions de l'Union européenne, tout en essayant de convaincre les parlementaires de changer d'avis. Mais Mme May n’a eu que des réponses négatives de part et d’autre. Demain, tout pourrait changer. Les députés britanniques pourraient changer d’avis et adopter ce texte de l’accord qui permettra une sortie ordonnée du Royaume-Uni et permettre la mise en place d'une période de transition. Le deuxième scénario envisagé est celui du rejet par les députés du texte de l’accord de sortie de l’UE. Dans ce cas, Theresa May leur demandera après-demain s'ils veulent quitter l'UE sans accord. Ce qui est redouté de part et d’autre, notamment par les milieux économiques, car une sortie de l’UE sans accord causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE. De nombreux députés s'élèvent contre une telle issue, mais certains fervents défenseurs du Brexit jugent qu'“une absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord”. Si les deux options sont rejetées par les députés, un troisième vote pour repousser le Brexit “pour une période limitée” leur sera proposé jeudi. Un report du Brexit qui n'irait pas au-delà du 2 juillet, jour de la session inaugurale du nouveau Parlement européen, après les élections des 23 au 26 mai, ne pose pas de problème juridique majeur. “Mais que ferait-on en trois, quatre mois, que l'on n'a pas déjà fait ?”, s'interroge une source proche de Bruxelles. Si le Royaume-Uni demande un tel délai “les 27 pourraient y répondre en proposant, par exemple, un an pour vraiment travailler à une alternative”, affirment certaines sources diplomatiques. Au-delà du 2 juillet, Londres serait légalement contraint d'organiser des élections pour faire siéger 73 Britanniques au Parlement européen, dans le respect des traités, jusqu'à ce que le Brexit soit effectif. Toute prolongation devra être approuvée à l'unanimité par les 27 pays de l'UE.


L. M./Agences


 


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