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A la une / International

Les occidentaux obsédés par l’éviction d’Al-Assad du pouvoir

Silence radio sur le massacre turc des Kurdes syriens

Des chars de l'armée turque en route vers la Syrie. ©D. R.

Le refus du Conseil de sécurité de l’ONU de condamner le massacre des Kurdes syriens par l’armée turque s’ajoute à cette série des silences observés par la communauté internationale face au drame que vivent les Syriens depuis mars 2011.

L’armée turque poursuit pour le cinquième jour ses frappes dans le nord-ouest de la Syrie contre les Kurdes de la région d’Afrine où des dizaines de civils sont morts sous les bombes d’Ankara. Cette guerre d’agression qui travaille plus les intérêts de Bachar al-Assad ne semble pas susciter l’inquiétude de la communauté internationale qui a refusé, lundi soir, de la condamner lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité à l’ONU. Si les États-Unis qui veulent se servir des Kurdes pour faire tomber Bachar al-Assad à Damas ont affiché leur “inquiétude” face à une telle situation, aucune voix n’a osé s’adresser frontalement au président turc Recep Teyyip Erdogan, déterminé à “aller jusqu’au bout”, en violation du droit international. Ainsi, pendant que les chars et l’aviation turcs rasent tout sur leur passage, une trentaine de pays se sont réunis hier après-midi à Paris, dans le cadre d’une conférence internationale, non pas pour dénoncer la violations d’Ankara du droit international, mais pour tenter d’évincer le président syrien Bachar al-Assad du pouvoir, après l’échec des grandes puissances de le faire partir en soutenant une opposition divisée et des groupes terroristes qui ont fini par échapper à leur contrôle. Organisée à l’initiative de Paris et de Washington, la conférence de Paris a pour ordre du jour de sanctionner le pouvoir syrien pour sa présumée utilisation des armes chimiques contre les civils et les opposants politico-armés dans plusieurs villes syriennes. Selon l’AFP, la France a gelé hier des avoirs de 25 entités et responsables d'entreprise syriens, mais aussi français, libanais et chinois, soupçonnés d'alimenter le programme syrien d'armes chimiques, selon deux arrêtés diffusés au Journal officiel. Faute de preuves, souligne le Quai d’Orsay, ces sanctions ne touchent toutefois pas de responsables syriens, précise l’AFP. Cette conférence de Paris intervient au lendemain d’une nouvelle accusation par l’ONU du régime de Bachar al-Assad pour avoir mené une attaque chimique contre une enclave rebelle de la Ghouta orientale, à l'est de Damas. Au moins 130 attaques chimiques ont été perpétrées en Syrie entre 2012 et 2017, selon une évaluation française, a rapporté encore l’AFP. Les enquêteurs de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont conclu à la responsabilité du régime syrien dans quatre d'entre elles, dont l'une au sarin qui a tué au moins 80 personnes le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun. Mais la Russie, alliée du président syrien, accuse de son côté les enquêteurs de partialité et a fait usage à deux reprises, en novembre, de son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer le renouvellement du mandat d'experts internationaux chargés d'enquêter sur les armes chimiques en Syrie.

Lyès Menacer


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