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A la une / International

L’ONU a appelé hier au calme

Six morts dans des violences à Bassorah

Des milliers de manifestants à l’assaut du siège du gouvernorat à Bassorah dans le sud de l’Irak. © D. R.

Les troubles sociaux, qui ont commencé il y a maintenant deux mois dans la région de Bassorah, ont atteint leur paroxysme mardi avec la mort de six manifestants, qui protestaient contre l’inaction des autorités irakiennes.  

Bassorah, la seconde ville d’Irak, a connu mardi sa journée la plus sanglante depuis le début des troubles sociaux il y a deux mois, avec la mort de six manifestants. C’est en soirée que des milliers de manifestants sont de nouveau partis à l’assaut du siège du gouvernorat à Bassorah, qui symbolise pour eux l’impéritie des responsables incapables de fournir infrastructures et services de base dans la province la plus riche en hydrocarbures du pays. “Six manifestants ont été tués et il y a plus de 20 blessés”, a déclaré à l’agence AFP Mehdi al-Tamimi, chef du Conseil gouvernemental des droits de l’homme dans la province. Il a accusé les forces de l’ordre d’avoir “ouvert le feu directement sur les manifestants”. Des vidéos tournées à la morgue montrent deux jeunes gens ensanglantés allongés sur des lits, l’un d’eux atteint à la tempe par une balle. Un autre jeune manifestant, Mekki Yasser Achour, a succombé lundi tard le soir, après avoir été touché par un tir attribué également par M. Tamimi aux forces de l’ordre. Ses funérailles se sont transformées dans l’après-midi à Bassorah en manifestation, partie de la morgue jusqu’au siège du gouvernorat, au cours de laquelle des civils en armes ont tiré en l’air pour honorer le “martyr”. La marche funéraire a ensuite dégénéré en bataille rangée entre manifestants et forces de l’ordre qui les ont dispersés à coups de gaz lacrymogènes et par des tirs en l’air, selon des correspondants de l’AFP sur place. Parmi les protestataires, certains ont lancé des cocktails Molotov et des bâtons de feux d'artifice sur le siège du gouvernorat. Ils avaient déjà incendié des installations à l'intérieur du complexe les jours précédents. Selon les sources médicales, une quinzaine de membres des forces de l'ordre ont été blessés dans les heurts. Lors d’une conférence de presse, le général Jamil al-Chommari, en charge des opérations à Bassorah, a fait état de “30 membres des forces de l’ordre blessés par des jets de grenades et d’objets incendiaires”. Il a indiqué qu’un couvre-feu nocturne avait été imposé et des renforts déployés. Devant cette situation, l’ONU a appelé hier au calme à Bassorah. Les autorités irakiennes ont affirmé dans le même temps prendre des mesures pour mettre fin à la crise sanitaire qui frappe cette région pétrolière, sans toutefois donner de détails. Dans un communiqué, le représentant de l’ONU en Irak Jan Kubis a appelé “au calme”, “exhortant les autorités à éviter de recourir à une force létale disproportionnée contre les manifestants”. En milieu de journée, la ville de Bassorah, d’où est parti le 8 juillet un mouvement réclamant des services publics et des infrastructures plus performants, était quasiment déserte.


Merzak T./Agences

 


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