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Tensions avec l’Iran

Surenchère américaine au Moyen-Orient

© D. R.

Dans un contexte inédit, depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, les États-Unis poussent le bouchon de plus en plus loin au Moyen-Orient, où Washington va déployer plus d’un millier de soldats supplémentaires, a annoncé hier le chef du Pentagone, Patrick Shanahan. “J'ai autorisé l'envoi de 1000 militaires supplémentaires à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient”, a annoncé M. Shanahan, soulignant que “les récentes attaques iraniennes valident les renseignements fiables et crédibles que nous avons reçus sur le comportement hostile des forces iraniennes”, faisant référence à l’attaque, jeudi dernier, de deux navires en mer d’Oman. Alors qu’aucun indice ne montre la culpabilité de l’Iran, le Pentagone affirme disposer des vidéos prouvant son implication directe. Mais de nombreux pays et organisations doutent de la version américaine. Aussi, tout en affirmant que “les États-Unis ne cherchent pas à entrer en conflit avec l'Iran”, Washington ne peut s’empêcher de menacer l’Iran et de tenter de l’isoler à coups de guerre médiatique et commerciale, en s’appuyant sur ses relais dans la région, à leur tête l’Arabie Saoudite, considéré comme un pays exportateur d’instabilité et de terrorisme islamiste. 
Réagissant à cette dangereuse montée de tensions entre les deux pays, la Russie et la Chine ont appelé “à la retenue”, ont rapporté les agences de presse. “Nous préférerions ne pas voir de mesures susceptibles de provoquer une montée des tensions dans cette région déjà instable”, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. “Nous appelons toutes les parties à garder la tête froide (...) et à ne pas ouvrir la boîte de Pandore”, a déclaré devant la presse le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, interrogé sur les renforts américains. “Les États-Unis notamment devraient changer leur pratique de pression maximale (...) Non seulement cela ne permet pas de résoudre le problème, mais cela aggrave la crise”, a-t-il indiqué. Depuis le retrait des États-Unis, en mai 2018, de l’accord sur le nucléaire, Washington a rétabli les sanctions économiques et commerciales contre l’Iran, dans une tentative d’affaiblir Téhéran dont l’influence ne cesse de grandir au Proche et Moyen-Orient. Face au manque d’engagement des autres parties signataires de l’Accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien, en 2015, Téhéran a décidé de s’en désengager progressivement. “Le compte à rebours pour passer au-dessus des 300 kg pour les réserves d'uranium enrichi a commencé, et dans dix jours, c'est-à-dire le 27 juin, nous dépasserons cette limite”, a déclaré Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
 

Lyès Menacer


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