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A la une / International

Alors que Damas se prépare pour reprendre la ville d’Idleb

Syrie : Ankara aide les rebelles à former une nouvelle armée

Des éléments de l’armée rebelle à Idleb. ©D. R.

Tout en s’affichant pour la paix dans la région, la Turquie d’Erdogan porte la responsabilité d’une partie de l’instabilité en cours en Syrie.

L’opposition politico-armée syrienne tente de ressouder ses rangs, en prévision de la bataille d’Idleb, aidée par la Turquie, a rapporté hier l’agence de presse Reuters sur son site en version arabe. L’opposition veut en effet former une “armée nationale” pour faire face à l’offensive de Bachar al-Assad dans la province d’Idleb, à la frontière nord-ouest de la Turquie. Mais cette initiative pourrait avorter, en raison des désaccords profonds qui divisent une opposition laminée militairement et minée par des agendas différents que leurs soutiens étrangers veulent imposer en Syrie. Dans ce qui peut être qualifié de violation de la souveraineté territoriale de la Syrie, la Turquie joue la carte des opposants armés, officiellement pour se prémunir contre les Kurdes syriens qu’elle a massacrés, au mépris des lois internationales et dans un silence quasi total de la communauté internationale, trop occupée à chercher un moyen de se débarrasser du président syrien. Or, aujourd’hui, les équilibres ont beaucoup changé et en faveur de Bachar al-Assad qui, d’après un rapport des renseignements israéliens, a renforcé ses capacités de défense militaires et augmenté le nombre de ses soldats depuis le début de la guerre civile en mars 2011. Dans sa déclaration à Reuters, le colonel Haytham al Afisi, commandant de “l'armée nationale”, a déclaré que “la création de cette force n'était pas une tâche facile au cours de l'année écoulée”. Et d’ajouter, lors de l’interview qu’il a accordée dans la ville de Izaz (près de la frontière turque) : “Nous allons dans le développement de l'armée d'une étape à l'autre. Aujourd'hui, nous sommes au début de l'organisation, nous avons beaucoup de difficultés, mais nous travaillons à les surmonter”. Anticipant le coup, le président syrien Bachar al-Assad a invité la coalition arabo-kurde à Damas pour discuter de l’après-guerre, en acceptant le principe de discussion au sujet d’un plan de décentralisation, ces deux communautés vivant justement dans le nord frontalier avec la Turquie. De plus, la coalition arabo-kurde s’est toujours refusée d’entrer en guerre contre Damas et avait sécurisé son territoire contre toute violence d’où elle émane. Grâce au soutien des États-Unis, la coalition arabo-kurde s’était même illustrée par sa lutte contre l’implantation des groupes terroristes issus d’Al-Qaïda ou de l’autoproclamé État islamique (Daech), avant que la Turquie n’envahisse la partie nord de la Syrie et ne commette des massacres toujours impunis contre les civils. Alors que le processus de discussion de paix devrait reprendre en septembre à Genève, sur une proposition de l’ONU, une probable escalade militaire dans le nord de la Syrie risque de compromettre toute sortie de crise par la voie politique. Dans tous les cas, le président syrien, conforté par ses dernières victoires sur le terrain, a affirmé qu’il reprendra le contrôle du pays dans ses moindres parcelles.

Lyès Menacer


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