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A la une / International

Le Conseil de sécurité rejette le projet de résolution occidentale

Syrie : la faillite de l’ONU

Réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. © D.R.

La gestion de la crise syrienne remet sur la table le rôle de l’ONU et sa capacité à empêcher les violations par certaines puissances des lois internationales sous le couvert de l’ingérence humanitaire.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté, samedi soir, le projet de résolution de la Russie condamnant l’agression occidentale contre la Syrie, que les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi avec la France et la Grande-Bretagne, en réponse à une présumée attaque chimique de Damas contre un fief terroriste dans la Douma. Ces frappes aériennes ont visé des objectifs militaires syriens et sont intervenues sans aucun mandat de l’ONU, dont les lois sont une nouvelle fois bafouées par la logique du plus fort et en toute impunité.
L’agression occidentale est aussi le signe d’une panique qui ne dit pas son nom de voir le président syrien Bachar al-Assad gagner sa guerre contre une opposition armée désunie et quasiment anéantie, malgré le soutien de certains pays arabes inféodés à Washington, à leur tête l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui se félicitent d’ailleurs des frappes occidentales. Samedi soir, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, avait vivement dénoncé les attaques aériennes américaines, françaises et britanniques. “Vos agressions aggravent la situation humanitaire en Syrie”, a-t-il dit. “Vous n'êtes pas sortis du néo-colonialisme”, a-t-il aussi lancé, en estimant que Washington, Londres et Paris avaient foulé aux pieds la Charte de l'ONU. Intervenant au cours de cette session d’urgence du Conseil de sécurité, Bachar Jaâfari, délégué permanent de la Syrie auprès de l’ONU, a affirmé que “l’agression américano-franco-britannique contre la Syrie vise à venger la défaite des agents terroristes de ces trois pays à la Ghouta” que l’armée syrienne a repris aux mains des cinq groupes terroristes que l’Occident appelle groupes rebelles, a rapporté l’agence de presse syrienne Sana. “La Syrie a exercé son droit légitime dans l’autodéfense et dans la confrontation de l’agression odieuse”, a-t-il dit, affirmant que “les directives des pays qui ont attaqué la Syrie avaient été données aux groupes terroristes qui avaient fabriqué un usage présumé d’agents chimiques pour en profiter comme prétexte pour mener cette agression abominable”. La gestion de la crise syrienne remet sur la table le rôle de l’ONU et sa capacité à empêcher les violations par certaines puissances des lois internationales sous le couvert de l’ingérence humanitaire. “Je demande aux représentants permanents attachés à la Charte de l'ONU d'appeler les États-Unis, la France et le Royaume-Uni à lire les dispositions de la Charte concernant notamment la souveraineté des États et le non-recours à la force dans les relations internationales”, a d’ailleurs déclaré le diplomate syrien lors de la session du Conseil de sécurité de l'ONU. “En tant que Secrétaire général des Nations unies, il est de mon devoir de rappeler aux États membres qu'il y a une obligation, en particulier lorsqu'on traite les questions de paix et de sécurité, d'agir conformément à la Charte des Nations unies et au droit international en général”, a déclaré pour sa part le SG de l’ONU, Antonio Guterres, lors de cette réunion. “La Charte des Nations unies est très claire sur ces questions. Le Conseil de sécurité a la responsabilité principale quant au maintien de la paix et de la sécurité internationale. Je demande aux membres du Conseil de sécurité de s'unir et d'exercer cette responsabilité”, a-t-il dit. Mais ses appels sont plutôt des vœux pieux, car aucune puissance n’a l’intention de se conformer au droit international, maintes fois bafoués en Syrie, en Irak, en Afghanistan ou en Palestine, où l’occupant israélien bénéficie d’un soutien aveugle des États-Unis.


Lyès Menacer


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