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A la une / International

Leur base d’Al-Tanf servirait de camp d’entraînement des terroristes

Syrie : les États-Unis pointés du doigt par la Russie

Garnison américaine d’Al Tanf, près de la frontière entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie. ©D. R.

Après sa défaite en Syrie et en Irak, l’autoproclamé État islamique (Daech) se réorganise pour former une nouvelle organisation terroriste sous le nom de “Nouvelle armée syrienne”.

Moscou a adressé, hier, de graves accusations contre son rival américain, via le chef d’état-major des forces armées russes qui a affirmé disposer de preuves sur l’utilisation de la base militaire des États-Unis d’Al-Tanf, dans le sud de la Syrie, comme camp d’entraînement des terroristes. Dans un entretien qu’il a accordé au journal russe Komsomolskaïa Pravda, le chef de l'état-major des forces armées russes, Valéri Guérassimov, a déclaré que cette base s'avère être une plateforme d'entraînement pour les groupes radicaux.
M. Guérassimov s’appuie sur des données de reconnaissance spatiale.
“C'est une base dans le sud de la Syrie se limitant à une zone de 55 km de rayon. C'est à la frontière de la Syrie, de la Jordanie et de l'Irak, d’où des centaines de membres de l’organisation terroristes avaient fui l’offensive de l’armée irakienne l’été dernier”, a affirmé ce général, expliquant que “d'après les données de la reconnaissance spatiale et d'autres types de reconnaissance, des unités de terroristes se trouvent là”. Et d’ajouter : “Pratiquement, ils s'y entraînent. L'armée syrienne a bouclé la zone de 55 km à Al-Tanf (…). Nous voyons des forces terroristes avancer depuis cette zone depuis plusieurs mois”, a affirmé M. Guérassimov. Mais ce camp ne semble pas être le seul à servir de plateforme d’entraînement pour les groupes terroristes que l’armée syrienne a quasiment défait, grâce notamment à l’appui de son allié russe. En effet, selon le général russe, des groupes terroristes restent dans la camp d'Al-Chaddadeh, dans le nord-est du pays, où se trouve également une base américaine, lit-on encore sur le journal russe. “C'est Daech en réalité”, a-t-il tranché, précisant qu’“après un certain travail, ils (terroristes de Daech) se déguisent et adoptent un nouveau nom ‘Nouvelle armée syrienne’”. Le but de cette restructuration est, selon Moscou, de déstabiliser la situation, dans un contexte marqué par un affaiblissement de l’opposition politico-armée dite modérée, face à la montée en puissance de l’armée syrienne dans les fiefs de la rébellion ces derniers mois. L’exemple de Front al-Nosra, l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda qui se fait appeler Fath al-Cham et intégré par les Occidentaux dans la case de l’opposition, conforte les accusations de Moscou, dont le rôle en Syrie est devenu central pour une sortie de crise. Le refus du Pentagone de s’expliquer rend encore plus crédibles les informations révélées par le général russe. “Il n'y a que des réponses vagues jusqu'ici. Alors que là peuvent apparaître de nouveaux groupes terroristes”, a-t-il indiqué. Pour rappel, le coordinateur du processus de paix et de la sécurité dans les régions frontalières de la province de Homs, Adel Hadj, avait révélé, mardi, que des membres de Daech se cachaient dans le camp de réfugiés d’El-Rukban, à la frontière entre la Syrie et la Jordanie. “D'après mes informateurs se trouvant dans le camp, il y a un groupe de combattants qui se nomme Nouvelle armée syrienne. Ses effectifs ne sont pas importants. Il est formé de combattants qui ont fui Daech (après la défaite en Syrie et en Irak, ndlr) et de réfugiés forcés à prêter allégeance à ce groupe”, a-t-il affirmé lors d’un point de presse.  Mais jusqu’à maintenant, on n’a observé aucune réaction officielle de Washington qui a perdu du terrain dans le dossier de la crise syrienne, et dont le président Donald Trump est de plus en plus isolé, suite à sa décision controversée de reconnaître El-Qods occupée comme capitale d’Israël.

Lyès Menacer


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