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Moyen-Orient

Téhéran dénonce la surenchère américaine

Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. © D.R

Les États-Unis exacerbent la tension au Moyen-Orient en y renforçant leur présence militaire et en livrant des armes à leurs alliés contre l’Iran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé hier comme une “menace” pour la paix internationale l’envoi de nouveaux renforts militaires américains au Moyen-Orient, dans un contexte d’escalade entre les deux pays ennemis. “L’accroissement de la présence américaine dans notre région est très dangereux et constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales. Il faut y faire face”, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne à l’agence Irna avant son départ du Pakistan. Faisant allusion aux affirmations américaines mentionnant des “menaces iraniennes” pour expliquer les renforts, Javad Zarif a estimé que “les Américains font de telles allégations pour justifier leurs politiques hostiles et créer des tensions dans le Golfe persique”. Cette réaction iranienne fait suite aux annonces du président américain Donald Trump de l’envoi de 1 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient de manière “préventive”, après avoir multiplié ces dernières semaines les déploiements militaires, dépêchant dans le Golfe un porte-avions, des bombardiers B-52, un navire de guerre et des missiles Patriot. Ce déploiement inclut un bataillon de 600 hommes en charge de quatre batteries antimissiles Patriot qui se trouvaient déjà dans la région, mais devaient être redéployées ailleurs. “Nous allons envoyer un nombre relativement faible de troupes, pour la plupart préventives, et certaines personnes très talentueuses se rendent au Moyen-Orient en ce moment”, a déclaré Donald Trump depuis la Maison-Blanche. “Ce sera environ 1 500 personnes”, a-t-il précisé avant de s’envoler vers le Japon. Ceci étant, le commandement central américain (Centcom), en charge du Moyen-Orient et d’une partie de l’Asie centrale dispose de 70 000 militaires, dont 14 000 sont déployés en Afghanistan, 5 200 en Irak et moins de 2 000 en Syrie. Les effectifs supplémentaires seront dont envoyés sur les bases dont les États-Unis disposent au Moyen-Orient, mais pas sur les zones de conflit. De son côté, le chef du Pentagone Patrick Shanahan affirme dans un communiqué que les renforts américains sont destinés à “améliorer la protection et la sécurité des forces américaines, compte tenu de menaces persistantes de la part de l’Iran, y compris des Gardiens de la Révolution et de leurs soutiens”. Il a même ajouté que “ceci est une réponse prudente à des menaces crédibles de la part de l’Iran”. Dans le même ordre d’idées, l’administration Trump a également informé vendredi le Congrès de nouvelles ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, grand ennemi régional de l’Iran, et aux Émirats arabes unis, en invoquant la “menace iranienne” pour contourner la possibilité dont disposent les parlementaires de bloquer ce type de contrats. Confirmant le recours à “une procédure d’urgence” pour débloquer 22 contrats d’armement en souffrance, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo a indiqué que le montant total s’élevait à environ 8,1 milliards de dollars. Il dira que cela va “soutenir nos alliés, renforcer la stabilité du Moyen-Orient et aider ces nations à faire de la dissuasion et à se défendre de la République islamique d’Iran”. 


Merzak Tigrine


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