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Désengagement iranien de l’accord sur le nucléaire

Téhéran ne cède pas aux pressions américaines

© D.R

Les Iraniens ont de nouveau défendu hier leur processus de désengagement progressif de l’accord sur le nucléaire, conclu en 2015 à Vienne, à l’occasion de la visite à Téhéran du chef intérimaire de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), Cornel Feruta, ont rapporté les médias locaux et les agences de presse. Le chef de l'OIEA (Organisation iranienne de l'énergie atomique), Ali Akbar Salehi, a déclaré, lors d'une réunion avec M. Feruta, que la République islamique avait pris ses décisions visant à réduire graduellement ses engagements liés au plan global d’action commun sur le nucléaire, car l’accord de 2015 n’est pas “une route à sens unique”, lit-on sur le site de l’agence de presse Irna. “Lors de la rencontre d'aujourd'hui (hier, ndlr), nous avons eu des discussions très approfondies entre nous et examiné les activités et les collaborations que nous avons eues jusqu'à présent avec l'Agence”, a-t-il ajouté. Pour sa part, Cornel Feruta a déclaré que l'AIEA ne se laisse pas emporter par les pressions et qu’elle poursuivrait son approche “indépendante”, “impartiale” et “professionnelle”, ce qui renforcerait l'autorité et la “crédibilité” de l’agence viennoise.

 “L'Agence souhaite vivement continuer à coopérer avec l'Iran, et nous sommes prêts à poursuivre notre travail professionnel et impartial. Dans nos fonctions, nous ne nous laissons pas emporter par les pressions”, a précisé Cornel Feruta aux médias iraniens. M. Feruta s’est également entretenu avec le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Jawad Zarif, qui a souligné lui aussi “la nécessité de respect par l’Agence internationale de l’énergie atomique des principes de professionnalisme, de la confidentialité et de l’impartialité”, a ajouté encore Irna. Malgré le lancement de la troisième phase du plan de réductions de ses engagements, la République islamique a souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire.

L. M./Agences