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A la une / International

Nouvelles attaques durant le week-end

Terrorisme : la Libye ou la menace d’un chaos régional

Les attentats en Libye semblent s’installer dans le temps. © D.R.

Ces attaques sont loin d’être des cas isolés ou le fait de milices liées à des groupes politiques rivaux qui se disputent le pouvoir en Libye depuis la chute de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi fin 2011.

Une nouvelle attaque-suicide à la voiture piégée a fait, hier, à Syrte 3 blessés dans les rangs d’une brigade militaire relevant du haut commandement des forces armées, liées au controversé maréchal Khalifa Haftar, ont rapporté les médias locaux. Deux véhicules militaires ont été détruits dans cette explosion qui intervient au lendemain d’une autre attaque sanglante à Benghazi, la capitale de l’est libyen. Selon un bilan officiel final publié, hier, l’attaque à l’explosif à l’intérieur d’une mosquée à Benghazi a fait 2 morts et pas moins de 143 blessés, dont des enfants. “Une explosion a éclaté à l'intérieur de la mosquée de Saâd Bin-Abada dans le district de Majuri à Benghazi pendant la prière du vendredi”, a déclaré le colonel Milud Zwai, porte-parole des forces spéciales de l'armée basées dans l'est du pays. “Des sacs remplis d'explosifs ont explosé à l'intérieur de la mosquée”, a indiqué le colonel Milud Zwai, précisant que “l'attentat a été perpétré à distance, selon des enquêtes préliminaires”. À Benghazi, il s’agit de la deuxième attaque d’envergure en quelques jours visant des fidèles. Le 24 janvier dernier, un double attentat suicide a fait au moins 22 morts et des dizaines de blessés dans le centre de Benghazi, au moment où des fidèles sortaient de la mosquée en début de soirée. Ces attaques sont loin d’être des cas isolés ou le fait de milices liées à des groupes politiques rivaux qui se disputent le pouvoir en Libye depuis la chute de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi fin 2011. Elles sont plutôt le signe de la persistance de la menace terroriste dans ce pays voisin et qui constitue un danger pour l’ensemble des pays de la région du Maghreb. L’absence d’une solution politique en Libye laisse, en effet, planer sur ce pays le spectre d’une reconstitution des forces terroristes de la branche locale de l’autoproclamé État islamique (Daech). L’attaque de vendredi dans une mosquée de Benghazi conforte, en effet, par son modus operandi, les craintes émises par l’Union africaine, lors de son dernier sommet en janvier à Addis-Abeba et les alertes des pays de la région, à leur tête l’Algérie. Les enquêtes des services de renseignements de plusieurs pays, notamment ceux engagés dans la guerre contre Daech en Irak et en Syrie, avaient averti contre la menace du retour massif des terroristes africains vers la Libye et dans les pays du Sahel. Le nombre de combattants islamistes est estimé à près de 6000. Mais ces mêmes rapports ont indiqué que les terroristes en question, dont une partie est issue des pays d’Afrique du Nord, se seraient amassés dans le sud de la Libye, où Daech veut se reconstituer avant de revenir à la reconquête du terrain perdu. Des informations relayées récemment par les médias libyens, citant des médias occidentaux, ont fait état d’un plan d’attaque de Daech visant principalement les installations pétrolières de Ras Lanouf, dans le croissant pétrolier situé entre Tripoli et Benghazi. Les dirigeants africains craignent aussi une dangereuse fusion entre les éléments de Daech en Libye avec ceux d’Al-Qaïda et Ansaru al-islam dans le Sahel, ainsi qu’avec le groupe terroriste nigérian Boko Haram. Cela déstabilisera davantage la Libye, amplifiera la crise migratoire vers l’Europe et ouvrira la voie à un chaos sécuritaire dans toute la sous-région de l’Afrique du Nord de la bande sahélo-saharienne. Même si nous sommes encore loin d’un tel scénario, la menace est réelle.


Lyès Menacer

 


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Brahms le 13/02/2018 à 11h10

C'est calculé tout ça. Il faut présenter la facture des morts, des blessés graves, des dégâts matériels à La France (Sarkozy), à L'Angleterre (Cameron), au Qatar (Cheik Al Thani) pour le financement des tribus afin de renverser le régime (1 milliard de dollars distribués). Enfin, le préjudice économique et énorme et ce sont toujours les pauvres citoyens qui paient la facture.

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