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A la une / International

Avant le début de l’offensive des forces syriennes contre Idleb

Timide mise en garde de Washington

Les États-Unis semblent prêts à s'accommoder d'une victoire militaire du régime de Damas en Syrie, malgré leurs mises en garde symboliques contre Bachar al-Assad et Moscou face à l'imminence d'une offensive d'envergure à Idleb et au spectre d'une attaque chimique.
Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a accusé, vendredi, son homologue russe Sergueï Lavrov de défendre l'assaut syrien et russe contre Idleb, le dernier grand fief rebelle qui échappe au contrôle du pouvoir. “Les États-Unis considèrent qu'il s'agit d'une escalade dans un conflit déjà dangereux”, a-t-il prévenu. L'avertissement américain ponctue 10 jours d'échanges musclés entre Occidentaux d'une part et régime syrien et Russie d'autre part, au moment où cette province du nord-ouest du pays, frontalière de la Turquie, est dans le viseur de Bachar al-Assad, qui, fort du soutien aérien crucial de la Russie depuis 2015, a déjà repris plus de 60% de la Syrie. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui avaient mené ensemble des frappes ciblées et ponctuelles mi-avril contre des installations syriennes en riposte à une attaque chimique présumée, ont rappelé leur ligne rouge.
“La diplomatie américaine s'est activée en coulisses pour mettre en garde Moscou, déjà accusé par le passé d'avoir au mieux fermé les yeux face au recours à des armes interdites par ses protégés syriens. Mais ces avertissements verbaux sont en décalage avec la réalité de la Syrie en 2018”, dit à l'AFP Jonas Parello-Plesner, chercheur au Hudson Institute, un cercle de réflexion de Washington, qui vient de publier une étude sur l'approche américaine dans la région. Et cette réalité, c'est qu' “Assad avance sur le terrain aidé par l'Iran au sol et la Russie dans les airs, tandis que l'administration américaine continue de donner la priorité au processus de Genève, sous l'égide de l'ONU, qui est pourtant moribond”, détaille-t-il.


R. I./Agences


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