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A la une / International

L’Onu appelle à la lutte contre les réseaux de trafiquants

Traite des êtres humains : un tiers des victimes sont des enfants

Les enfants de réfugiés : des cibles de choix. © D.R.

La célébration de la journée mondiale intervient cette année dans un contexte d’aggravation des crises de déplacés et de réfugiés dans le monde, avec tout ce que cela implique comme crise migratoire et trafics d’esclaves.

L’Organisation des Nations unies a affirmé que les enfants sont les premières victimes des trafiquants, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de traite des êtres humains, qui coïncide chaque année avec le 30 juillet. “Les enfants et les jeunes, les migrants les réfugiés sont des cibles de choix”, a déclaré le SG de l’ONU, Antonio Guterres, lit-on sur le site d’information de l’ONU, soulignant que “ces derniers faisaient l'objet d'exploitation sexuelle odieuse, dont la prostitution contrainte, le mariage forcé et l'esclavage sexuel, ainsi que du commerce ‘effroyable’ des organes humains”.
En effet, selon le directeur exécutif de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), les enfants et les jeunes représentent “un tiers des victimes de ce crime”. Pour sa part, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a précisé “qu’au cours des dix dernières années, près de 80% des périples entrepris par les victimes de traite à l’international se font par des points de passage frontaliers officiels, comme les aéroports et les points de contrôle aux frontières terrestres”.
Selon toujours l’OIM, “les femmes sont plus susceptibles d’être victimes de traite, en passant par un point de passage officiel, que les hommes (84% des cas contre 73% pour les hommes). Les adultes sont également plus susceptibles d’être victimes de la traite, en passant par des points de passage officiels, que les enfants (80% des cas contre 56% pour les enfants)”, ce qu’on peut lire sur le site de cette organisation onusienne. “Les victimes sont exploitées à un moment donné de leur périple dans les deux tiers des cas, ce qui indique qu’elles sont plus susceptibles de traverser des postes-frontières officiels en ayant déjà subi une certaine forme d’exploitation, tandis qu’un tiers d’entre elles ne savent pas nécessairement qu’elles sont victimes de traite et peuvent croire qu’elles saisissent de nouvelles opportunités qui leur ont été promises à l’étranger”, ajoute encore l’OIM, affirmant que “la traite des êtres humains est souvent perçue comme une activité souterraine, associée à la migration irrégulière et cachée des autorités et du grand public”.
L’organisme onusien, très impliqué dans la lutte contre l’immigration clandestine, les réseaux de passeurs et engagé dans la prise en charge des migrants explique que “les données des cas de l’OIM dressent un tout autre portrait, indiquant que la majorité des cas de traite se produisent effectivement via des points de passage frontaliers officiels”.
L’enquête menée par l’OIM “met en évidence le rôle crucial que peuvent jouer les agences de gestion des frontières et les fournisseurs de services aux postes-frontières pour identifier les victimes potentielles et les orienter vers les services de protection et d’assistance”.


Lyès Menacer


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