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A la une / International

Au lendemain de la défaite de Haftar dans l’ouest libyen

Tripoli rejette l’initiative de l’égypte

La Libye en proie à une spirale de violences sans précédent. © D.R.

Affaibli par ses défaites successives dans l’ouest libyen, Khalifa Haftar se résout à accepter un cessez-le-feu qu’il a rejeté à Moscou puis à Berlin, début janvier dernier.

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi, soutien du général Khalifa Haftar, a proposé hier une nouvelle initiative politique pour une sortie de crise en Libye, comportant un cessez-le-feu et l’élection d’un nouveau Conseil présidentiel, sous l’égide de l’ONU. Dans ce qui est présenté comme une “Déclaration du Caire”, le chef d’état égyptien a appelé, lors d’une conférence de presse, au “respect des efforts internationaux” et proposé “un cessez-le feu à partir de 06h00 locales (04h00 GMT), le lundi 8 juin 2020”, ont rapporté les agences de presse. M. al-Sissi a exigé aussi “le départ de tous les mercenaires du sol libyen, le désarmement des milices et leur dissolution, pour que l’armée libyenne mène convenablement sa mission, en plus de la poursuite du travail du “Comité militaire 5+5” à Genève, ont rapporté les médias locaux. 
Accompagné du président du Parlement exilé à Tobrouk, Aguila Salah, M. Haftar a accepté cette proposition de cessez-le-feu. Mais le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli a déjà opposé son refus, en poursuivant sa chasse aux derniers éléments de l’Armée nationale libyenne de Haftar dans l’ouest du pays, à Syrte, la ville natale du défunt guide Mouammar Kadhafi et ancien fief de la branche libyenne du groupe autoproclamé Etat islamique. “Nous n'avons pas le temps de regarder les délires du criminel de guerre sur les chaînes satellitaires”, a répondu le porte-parole des forces du GNA, Mohamed Qanounou, dans un communiqué laconique sur le compte officiel de l’opération Burkan al-Ghadheb (Volcan de la colère). “Nous suivons les progrès de nos forces héroïques avec vigueur et détermination à poursuivre leurs milices terroristes en fuite”, a-t-il indiqué, ajoutant : “Nous n'avons pas déclenché cette guerre, mais c'est nous qui déterminons l'heure et le lieu de sa fin”. Une semaine avant le début du Ramadhan, Haftar a annoncé une trêve humanitaire unilatérale que le GNA a rejetée, affirmant par la voix de M. al-Serraj, ne plus faire confiance au général à la retraite qui a violé maintes fois des trêves qu’il a lui-même annoncées.

Cette nouvelle initiative politique de l’Egypte, un des soutiens de Haftar aux côtés des Emirats arabes unis, de la Russie, de la Jordanie et de l’Arabie saoudite, intervient au lendemain d’un nouveau revers militaire du controversé général, bras armé des autorités parallèles de l’est libyen. Les troupes de Haftar ont perdu, tour à tour et en l’espace de deux mois, six villes côtières à l’ouest de la capitale Tripoli, avant de fuir vendredi la ville stratégique de Tarhouna (80 km au sud-ouest de Tripoli), où elle disposait d’une importante base logistique. Hier, les troupes du GNA ont annoncé le lancement d’une opération pour la reconquête de Syrte, après avoir entièrement libéré la capitale Tripoli et ses alentours en fin de semaine dernière. “L'armée de l'air a mené cinq frappes dans la périphérie de Syrte”, a déclaré M. Qanounou, en milieu de matinée. Les pro-Haftar avaient pris en janvier le contrôle de Syrte, sans mener de combats, bénéficiant de l’allégeance d’un groupe armé local. 

Pour rappel, cela fait quatorze mois que Khalifa Haftar tente vainement de s’emparer par la force des armes du pouvoir à Tripoli. L’intervention de la Turquie, en soutien au GNA, ces derniers mois, a provoqué la déroute de ses troupes dans l’ouest libyen, revenu aux mains des autorités légitimes dans sa quasi-totalité.

Lyès Menacer


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