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A la une / International

Rassemblement des militants des droits humains à Bruxelles

UE : appel à “la fin de l'oppression des Érythréens”

Un collectif international de militants pour les droits humains a appelé, hier, l'Union européenne à s'engager fortement pour soutenir les Érythréens, qui vivent ou fuient un enfer, en améliorant notamment l'accueil des réfugiés de ce pays d'Afrique contrôlé d'une main de fer par le président Issaias Afeworki. “Il faut mettre fin à l'oppression des Érythréens”, réclame cet appel signé par le président du mouvement antiraciste européen (EGAM), Benjamin Abtan, les chasseurs de criminels nazis Beate et Serge Klarsfeld, l'écrivaine turque Asli Erdogan et une vingtaine d'autres personnalités européennes et érythréennes en exil. “Système totalitaire, oppression généralisée de la population, service national à vie, absence totale de liberté, manque de moyens de communication, pas d'avenir autre que la poursuite de l'asservissement : voici l'enfer dans lequel les Érythréens vivent, voici l'enfer que certains d'entre eux tentent de fuir”, soulignent-ils dans un communiqué. Les signataires réclament des modifications de régulations en vue d'un meilleur accueil des réfugiés qui ont réussi à rejoindre l'Europe, alors que les Érythréens constituent un des plus gros contingents de migrants sur le Vieux Continent. Ils demandent également un profond changement des politiques européennes relatives à l'Érythrée, en particulier l'arrêt du versement de centaines de millions d'euros au régime totalitaire en place, dans l'espoir que cela permettra d'empêcher les Érythréens de fuir leur pays. “Les autorités européennes permettent, en outre, à l'Érythrée d'extorquer sous la contrainte une +taxe de 2%+ des revenus à la diaspora, malgré les condamnations onusiennes de cette pratique”, dénoncent les militants, en exigeant la fin de cette pratique. L'Érythrée, un des pays les plus pauvres d'Afrique, est contrôlé d'une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis son indépendance de l'Éthiopie en 1993. Elle figure systématiquement aux dernières places des classements internationaux en matière de libertés politiques, d'expression ou de droits humains fondamentaux.


R. I./Agences


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