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Tripoli appelle la communauté internationale à prendre des sanctions

Un champ pétrolier envahi par des mercenaires en Libye

La Libye, objet d’intérêts géostratégiques, est cernée de toutes parts. © D.R

Le représentant permanent de la Libye auprès des Nations unies, Taher al-Sunni, s’est dit, hier, vivement préoccupé par la présence de ces “mercenaires” sur le champ pétrolier Al-Charara.

La Libye a appelé hier les instances de l’ONU, l’Europe et les États-Unis à imposer des sanctions urgentes contre la société de mercenariat russe, Wagner, après l’entrée d’hommes armés étrangers, dont des “mercenaires russes”, sur l’un des plus importants champs pétroliers du pays. Dans un message posté sur son compte twitter, le représentant permanent de la Libye auprès des Nations unies, Taher al-Sunni, s’est dit hier vivement préoccupé par la présence de ces “mercenaires” sur le champ pétrolier Al-Charara, d’une capacité de production de 300 000 barils par jour, représentant ainsi près d’un tiers de la production libyenne de brut en temps normal. 

“Le Conseil de sécurité n'est pas en mesure de punir des individus et des groupes de mercenaires tels que Wagner et les Janjaweed (mercenaires soudanais, ndlr) ainsi que les milices de Khalifa Haftar, ayant violé toutes les résolutions internationales. Il est temps que les États-Unis et l'Europe imposent des sanctions directes à ces personnes et gèlent leurs avoirs et ceux qui les financent, tout comme les entités terroristes”, a indiqué Taher al-Sunni dans son message. Vendredi, la compagnie nationale pétrolière libyenne (NOC) a exprimé sa profonde inquiétude quant à la présence d'hommes armés étrangers, dont des “mercenaires russes”, sur un des plus importants champs pétroliers du pays.

Dans un communiqué diffusé sur son site, la NOC a fait état de l’entrée de plusieurs convois de “dizaines de véhicules ayant accédé au site pétrolier jeudi soir”. Après des mois d'arrêt, ce champ, sous contrôle du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, avait repris la production début juin puis avait de nouveau été bloqué trois jours plus tard par des miliciens pro-Haftar. Situé dans la région d'Oubari (environ 900 km au sud de Tripoli), al-Charara est géré par la compagnie Akakus, une coentreprise entre la NOC, l'espagnol Repsol, le français Total, l'autrichien OMV et le norvégien Statoil. “Nous n'avons pas besoin de mercenaires russes ou d'autres mercenaires étrangers dans les champs pétroliers libyens, ils cherchent uniquement à empêcher la reprise de la production pétrolière”, a expliqué le président de la National Oil Corporation, Mustafa Sanallah. 

Hier à Rome, le chef du GNA, Fayez al-Serraj, a dénoncé auprès de l’envoyée spéciale de l’ONU en Libye par intérim, Stéphanie Williams, ces violations, selon un communiqué officiel. Vendredi, Washington avait exprimé sa préoccupation de la présence de Wagner et de mercenaires étrangers dans les installations de la compagnie pétrolière nationale libyenne (National Oil Corporation ou NOC), notamment dans le champ Al-Charara.

 


Karim Benamar


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