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A la une / International

Mikail Barah, directeur de Stractegia à Madrid

“Un dérapage armé est extrêmement faible”

Liberté : Les indépendantistes ont gagné à l'élection régionale, avec des dirigeants en prison ou en exil. Comment les Catalans vont-ils gouverner ?
Barah Mikail :
Le total des formations indépendantistes l’emporte en effet sur les non-indépendantistes, mais cela ne change pas la réalité des choses : l’État de droit continue à s’exercer en Espagne, et celui-ci est incarné par le gouvernement du Premier ministre Mariano Rajoy. Celui-ci ayant réitéré, après les élections régionales, et en dépit du piètre score catalan de son parti, le fait que les lois en vigueur défendant l’intégrité territoriale sont ce qui prévaudra, on va se maintenir dans une confusion au sein de laquelle l’État espagnol continuera à défendre l’idée selon laquelle le gagnant de ces élections – le parti non indépendantiste Ciudadanos – est celui qui devra décider de la marche à suivre. Mais on manque de visibilité au-delà de cela, et dans les faits, on voit déjà que dans les faits, la suite des perspectives pourrait plus se retrouver dans les éventuelles discussions “hispano-catalanes” sur le statut de la Catalogne que sur le point lié à la gouvernance catalane – aussi fondamentale celle-ci soit-elle.

La réaction du Premier ministre Mariano Rajoy à l'offre de dialogue du leader catalan en exil en Belgique, Carles Puigdemont, prolonge le bras de fer avec Madrid qui campe sur ses positions. N'y a-t-il pas un risque de dérapage qui pourrait aboutir à un conflit armé ?
Je crois vraiment que, à ce stade, le risque de “dérapage armé” est extrêmement faible. Personne n’y a intérêt, et surtout pas les indépendantistes catalans, qui se retrouveraient dès lors en position d’extrême faiblesse.
Par contre, les joutes verbales vont très probablement prévaloir. Pour autant, je crois que, tant que le Parti populaire de Mariano Rajoy sera au pouvoir, la possibilité pour lui de se montrer flexible sur la question catalane demeurera extrêmement faible ; on entend souvent le fait que Rajoy aurait mal géré la crise, mais dans les faits, et dans son esprit, il n’y a pas à traiter de “qualité de gestion” dans un contexte dans lequel c’est l’État de droit qui est en jeu.

Entretien réalisé par : Lyès menacer


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