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A la une / International

Terrorisme et droits de l’Homme

Un rapport des Nations unies épingle le Canada


Le Canada est épinglé par un rapport du Comité des droits de l’homme des Nations unies rendu public jeudi lors de l’audience ouverte à Genève. Le rapport pointe du doigt la dernière loi antiterroriste, appelée C-51, qui a suscité une véritable controverse lors de son adoption récemment par la majorité conservatrice au Parlement fédéral. Selon ledit rapport, la loi C-51 pourrait contrevenir au pacte international relatif aux droits civils et politiques, si jamais elle n’était pas accompagnée de balises pour protéger les droits des citoyens. C’est pourquoi le comité onusien demande instamment au Canada de revoir la loi de sorte à s’assurer qu’elle respecte le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette nouvelle loi renforce notamment les pouvoirs du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), ce qui est source d’inquiétude, selon l’analyse de l’ONU. Si elle est appliquée telle qu’elle est adoptée, la loi antiterroriste pourrait entraîner le Canada à piétiner les conventions internationales dont il est signataire, estime le comité onusien. Ce dernier dénonce, par ailleurs, l’emprisonnement de certains demandeurs d’asile au Canada. Les violations des droits de la personne lors des manifestations de rue sont également montrées du doigt. Le rapport cite en exemple la répression des manifestations estudiantines du Printemps érable de 2012. La loi antiterroriste a été votée dans le sillage des attentats perpétrés sur le sol canadien. À cet effet, le Canada a décidé de renforcer sa législation en la matière, surtout que depuis peu plusieurs Canadiens ont rejoint les rangs du nébuleux État islamique. De jeunes Canadiens, généralement dans la vingtaine, ont ainsi rallié la Syrie, via la Turquie pour combattre aux côtés de Daesh. Plusieurs d’entre eux se sont fait recruter sur les réseaux sociaux. Cette radicalisation par le web a amené le gouvernement du Québec à mettre en place un organisme public chargé de prévenir la radicalisation des jeunes, devenus vulnérables une fois devant leur écran d’ordinateur.   

Y. A.



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