Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / International

Face au refus de la rue du pouvoir militaire

Une mission de l’UA au Soudan

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA. © D. R.

Le Conseil militaire de transition va-t-il céder à la pression de la rue et de l’Union africaine, qui lui a accordé un délai de 60 jours pour transférer le pouvoir aux civils ?

Des experts de l’Union africaine sont à Khartoum depuis jeudi pour tenter de faire avancer le processus de transition en cours au Soudan, où la rue reste mobilisée en faveur d’un transfert du pouvoir aux civils, a indiqué un communiqué de cette organisation. Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a “appelé toutes les parties prenantes soudanaises à pleinement coopérer avec la mission de l'Union africaine”, a indiqué ce communiqué. La mission, dirigée par Mohamed Hacen Lebatt, le conseiller stratégique principal de M. Faki Mahamat, comprend aussi un certain nombre d'experts issus de l'UA de 55 membres, ont rapporté les agences de presse. L’Union africaine, déjà très impliquée dans la résolution de la crise soudanaise, avait accordé un délai de 15 jours au Conseil militaire de transition pour céder le pouvoir aux civils.

Ce délai avait été prolongé à 90 jours, lors du sommet organisé le mois dernier au Caire (Egypte), avant d’être raccourci à seulement 60 jours en milieu de semaine écoulée, à la suite des derniers développements à Khartoum. Mardi, l’armée avait tenté d’imposer Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil de militaire de transition, comme “le chef de Conseil souverain” qui avait été formé pour gérer la transition. Mais les Soudanais ont vite réagi à cette manœuvre qu’ils qualifient de tentative des militaires de leur confisquer leur révolution pour la survie du même régime sous l’ancien président destitué Omar al-Bachir. Aussitôt annoncée, cette information a provoqué la colère de la rue soudanaise et de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe les principales organisations de contestation, à l’origine de la chute d’al-Bachir, après quatre mois de mobilisation continue depuis le 19 décembre 2018. L’ALC a appelé à “une marche d’un million” pour jeudi et à renforcer le rassemblement pacifique devant le siège du quartier général de l’armée à Khartoum. Cet appel a eu un large écho chez les Soudanais qui ont convergé par centaines de milliers vers la capitale. Parallèlement, l’ALC a présenté un document proposant d'établir une administration civile, avec des organes exécutif, législatif et judiciaire. Satea al-Haj, un des chefs du mouvement, a déclaré à des journalistes que l'ALC voulait une réponse du Conseil à cette demande “d'ici 72 heures”.

Dans un communiqué, le Conseil militaire a indiqué qu'il examinerait le document. Par ailleurs, le procureur général du Soudan Al-Walid Sayyed Ahmed a ordonné un interrogatoire du président déchu Omar al-Bachir “en vertu des lois sur le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme”, selon l'agence de presse Suna. Une source au sein du bureau du procureur général citée par l'AFP a confirmé que M. Bachir, actuellement détenu, sera interrogé à ce sujet.
 

Lyès Menacer



Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER