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A la une / International

Alors que Washington restreint les transferts d'armes à Juba

Urgence humanitaire au Soudan du Sud

La crise humanitaire s'aggrave sur fond de tension. © D.R.

Certains observateurs et ONG humanitaires pensent qu’un embargo sur les armes obligerait les parties en conflit à revenir à la table des négociations.

Plus de sept millions de Sud-Soudanais ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence à cause de la guerre qui ravage leur pays depuis fin 2013, a indiqué l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), alors que Washington a annoncé vendredi sa décision de restreindre le transfert d’armes vers Juba. “Aujourd’hui, environ 7 millions de personnes au Soudan du Sud, dont 1,9 million de déplacés internes, nécessitent des secours d’urgence”, a averti l’OIM, soulignant qu’“à mesure que les conditions se détériorent en raison de la crise persistante, des secours d’urgence soutenus sont indispensables”.
À cet effet, l’organisation humanitaire onusienne a lancé ce week-end un appel urgent pour la collecte d’une centaine de millions de dollars en 2018 afin de répondre aux besoins croissants au Soudan du Sud, où le conflit de nature à la fois politique et ethnique entre les partisans du président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar a bouclé sa quatrième année fin décembre 2017. “L’appel vise à venir en aide à environ un million de déplacés, à leurs communautés d’accueil, à leurs communautés de retour potentielles et aux migrants au Soudan du Sud”, lit-on sur le site de l’OIM. “Alors que les civils continuent de porter le fardeau de la crise, de la violence et du déplacement, une aide humanitaire rapide et efficace est cruciale”, a insisté William Barriga, chef de mission de l’OIM au Soudan du Sud. Devant la persistance du conflit et les multiples échecs des négociations parrainées par l’Union africaine et d’autres organisations régionales, les États-Unis, un des parrains de l’indépendance du Soudan du Sud, ont annoncé vendredi leur décision de restreindre le transfert d’armes vers ce pays. “En réponse à cette violence continue et à la brutalité contre des civils et des humanitaires, les États-Unis ont décrété des restrictions sur les transferts d'armes avec le Soudan du Sud”, a expliqué la porte-parole du département d'État, Heather Nauert, dans un communiqué, dont des extraits ont été relayés par les agences de presse. “Une politique de refus, avec des exceptions limitées, d'export de produits et de services de défense au Soudan du Sud, incluant toutes les parties impliquées dans le conflit” sera désormais appliquée par Washington, a ajouté Mme Nauert. “Le message doit être clair — les États-Unis, la région et la communauté internationale ne resteront pas les bras croisés tandis que des civils sud-soudanais innocents sont assassinés”, a-t-elle martelé, a rapporté l’AFP. Tout en se félicitant de la décision américaine, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé à ce qu’un embargo sur les armes soit imposé par l’ONU sur le Soudan du Sud. “Il est grand temps que le Conseil de sécurité des Nations unies fasse de même”, lit-on sur le site de HRW. Pour rappel, la guerre au Soudan du Sud a commencé au lendemain du limogeage, le 15 décembre 2013, du vice-président Riek Machar par Salva Kiir qui voyait en lui une menace pour la présidentielle initialement prévue pour 2015.
Cette rivalité a provoqué la mort de dizaines de milliers de civils et déplacé plus de sept millions de personnes.


Lyès Menacer

 


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