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À l’approche de la présidentielle

Vers un congrès parallèle de Nidaa Tounès

De gauche à droite : Hafedh Essebsi, Beji Caïd Essebsi et Youssef Chahed.© D.R.

La guerre interne au sein de Nidaa Tounès a eu des conséquences directes sur le pays et son économie, en berne depuis les attentats de 2015.

Nidaa Tounès, le parti du président tunisien Béji Caïd Essebsi, va droit dans le mur en Tunisie, une crise qui profite au parti islamiste Ennahdha et éventuellement au probable futur candidat à la présidentielle, l’actuel Premier ministre Youssef Chahed.
Une nouvelle crise secoue depuis plusieurs jours les rangs du parti au pouvoir, Nidaa Tounès, dont le leader et fils du chef de l’État, Hafedh Essebsi, s’apprêterait à tenir un congrès parallèle, selon la presse locale.
Le parti est divisé en deux camps qui s’entredéchirent, alors que le pays est face à une échéance déterminante et toujours sous la menace terroriste. Les partisans de Hafedh Essebsi seraient en train de préparer leur propre congrès, excluant les détracteurs du fils du président qui, eux, ont saisi la justice et le président lui-même pour intervenir en urgence dans ce conflit qui dure depuis des mois. Cette guéguerre se poursuit au moment où des cadres du parti tentent de réconcilier les parties en conflit et de réintégrer les militants exclus, dont l’actuel chef de l’exécutif Youssef Chahed, a rapporté la TAP. Réunis autour de l’action de “rassemblement” des rangs du parti, des membres du bureau exécutif et du conseil national, ainsi que des cadres régionaux du mouvement ont annoncé qu'ils “avaient annulé toutes les décisions de gel et d'exclusion des dirigeants du parti et de la plupart de ses responsables et militants à l'échelle nationale, régionale et locale, étant donné que le mandat de l'instance politique du parti a expiré”, lit-on sur la TAP. Selon toujours la TAP, Boudjemaa Rmili, un des dirigeants du parti et membre de la commission préparatoire du prochain congrès, a déclaré récemment que les préparatifs de cet important rendez-vous “progressent malgré les difficultés” et que “le congrès devrait se tenir le 6 avril, à moins que la situation ne se développe au niveau national ou du parti”. Certains dirigeants du Nidaa avaient approuvé l'initiative du rassemblement et la formation d'un comité directeur provisoire jusqu'à la tenue du congrès, ajoute l’agence officielle, soulignant que “l'instance politique du parti avait annoncé le gel de l'adhésion de certains dirigeants, dont notamment Ridha Belhaj et Youssef Chahed, chef du gouvernement actuel”. Cela semble déranger le clan de Hafedh Essebsi qui nourrit des ambitions mais sans avoir pour autant l’envergure politique qui lui permet de jouer le rôle de rassembleur, encore moins d’être un candidat fiable pour les prochaines échéances électorales. Mais au-delà de ces rivalités internes à Nidaa Tounès, cette crise est symptomatique d’une autre crise plus profonde en Tunisie. Déçus par leurs dirigeants politiques, les Tunisiens sont sceptiques quant à la capacité de la classe dirigeante de sortir le pays de la crise et dénonce la politique du gouvernement, ainsi que la mainmise sournoise du parti islamiste Ennahdha sur le gouvernement de Youssef Chahed.


L. M.

 


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