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A la une / International

Après le recomptage manuel des bulletins

Victoire de Moqtada Sadr aux législatives en Irak

L'annonce des résultats définitifs des législatives, après un recomptage manuel exigé par la justice, a confirmé la victoire du chef populiste Moqtada Sadr et va relancer le processus politique bloqué depuis 3 mois. La Cour suprême doit, désormais, valider les résultats, puis le Président de la République sortant a 15 jours pour convoquer le nouveau Parlement, qui doit élire son successeur. La coalition majoritaire lui présente alors le nom du Premier ministre qu'elle a choisi, le Parlement vote, puis l'impétrant a un mois pour former le gouvernement. En fait, ce comptage exigé par les députés sortants et confirmé par la Cour suprême en raison des failles supposées dans le décompte électronique et les soupçons de manipulation n'a quasiment rien changé aux résultats. Allié aux communistes, le dirigent chiite a confirmé sa première place avec 54 sièges, lors de ce premier scrutin organisé après la victoire sur le groupe terroriste autoproclamé État islamique (EI). L'unique gain concerne l'Alliance de la Conquête, regroupement d'anciens combattants antiterroriste considérés comme proches de l'Iran, qui a remporté un siège supplémentaire à Bagdad au détriment d'une liste locale. Elle maintient sa seconde position avec 48 sièges au lieu de 47, a précisé dans un communiqué la Commission. La liste du Premier ministre Haider al-Abadi reste en troisième position avec 42 sièges, suivie de celle du laïc Iyad Allawi, qui compte de nombreuses figures sunnites (21 sièges) et celle de la liste de Hikma du dignitaire chiite Ammar al-Hakim (19 sièges). Des alliances doivent donc se nouer pour obtenir la majorité des 329 sièges du nouveau Parlement. Moqtada Sadr a menacé, vendredi, de siéger dans l'opposition si les autres partis refusaient 40 demandes qu'il a formulées pour que le processus politique aille dans le bon sens. Parmi elles, figure le rejet des quotas confessionnels, chasser les corrompus, le refus de donner des postes gouvernementaux à ceux ayant occupé auparavant des postes de responsabilité et refuser des postes à ceux ayant la double nationalité. Les tractations vont bon train et les rencontres se multiplient alors que les mouvements de contestation sont toujours vivaces, notamment dans le sud du pays. La colère gronde contre la corruption, le chômage ou l'absence de services publics, malgré les sommes colossales investies, dont une partie s'est retrouvée dans les poches de politiciens et de hauts fonctionnaires.

R. I./Agences


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