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Ressortissants autrichiens ayant rejoint Daech

Vienne refuse leur rapatriement de Syrie

Des combattants autrichiens de Daech. © D.R.

Plusieurs pays européens ont décidé de déchoir de leur nationalité leurs ressortissants qui ont rejoint les rangs de Daech en Irak et en Syrie, malgré les pressions américaines.

Vienne a décidé de priver de la nationalité autrichienne ses ressortissants qui combattent dans les rangs de l’autoproclamé État islamique (Daech), a rapporté le quotidien local La Presse, citant une source du ministère autrichien de l’Intérieur. “Les individus qui ont rejoint des organisations terroristes et ont rejeté les valeurs fondamentales de la société autrichienne n'ont pas à revendiquer de l'aide de la part de l'Autriche”, a affirmé le ministre autrichien de l'Intérieur, Herbert Kickl. “À cet égard, nous ne rapatrierons pas ces personnes”, a-t-il ajouté. “Nous avons déjà assez de cas problématiques de ce genre chez nous”, a souligné M. Kickl, estimant qu’il est “inacceptable” de rapatrier ces terroristes, tout comme leurs épouses. “Il est inacceptable de rapatrier ces bombes à retardement”, a-t-il tranché dans un entretien qu’il a accordé au quotidien viennois.
Cette sortie du ministre autrichien intervient deux jours après la décision de la coalition au pouvoir en Allemagne de priver de leur nationalité allemande les binationaux qui rejoindraient à l'avenir à l'étranger un groupe terroriste de type État islamique. “Il est prévu d'introduire un amendement juridique pour que les Allemands de nationalités multiples, qui se battent pour une milice terroriste, perdent leur citoyenneté allemande”, avait affirmé Eleonore Petermann, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Plus de 1 050 personnes, dont la moitié dispose de la nationalité allemande, ont gagné depuis l'Allemagne les zones qu'a contrôlées le groupe EI en Syrie et en Irak. Même topo chez la France qui rejette toute idée de rapatriement de ses ressortissants engagés dans les rangs des groupes terroristes. Mais Paris n’est pas opposé au rapatriement des enfants des terroristes détenus en Irak et en Syrie, même si la majorité des Français a dit niet. À Londres, la position est aussi tranchée qu’à Berlin concernant cette épineuse question. Ainsi, par la voix de sa secrétaire d’État à la Sécurité intérieure, Ben Wallace, la Grande-Bretagne a affirmé qu’aucune vie britannique ne serait risquée pour “aller chercher les terroristes ou les anciens terroristes”. “Les actions ont des conséquences”, a-t-il expliqué à la BBC en février dernier. Actuellement, pas moins de 800 ressortissants européens sont en détention en Irak et en Syrie pour avoir rejoint Daech. Le président des États-Unis a demandé aux pays membres de l’UE de les rapatrier, mais certaines capitales européennes ont dit non. “Les États-Unis ont demandé au Royaume-Uni, la France, l'Allemagne [...] de reprendre plus de 800 combattants de l'État islamique que nous avons capturé et de les juger”, a-t-il déclaré sur Twitter ce 17 février expliquant que dans le cas contraire, les États-Unis seraient “forcés de les libérer”. “Les États-Unis ne veulent pas que ces combattants de l'EI se répandent en Europe où ils devraient se rendre”, a poursuivi Donald Trump, estimant qu'il était désormais temps que les alliés de Washington “fassent le travail”.

 


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