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A la une / International

L'ONU se dit “choquée” et appelle à des pourparlers en septembre

Yémen : au moins 50 civils tués dans un raid saoudien à Hodeida

Les corps des victimes tuées lors de l’attaque aérienne. © D.R

Soutenue par ses alliés occidentaux, l’Arabie Saoudite poursuit ses massacres de civils au Yémen, au nom de la restauration de l’ordre institutionnel. Riyad doit être poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, estiment plusieurs ONG.

La coordinatrice humanitaire de l'ONU pour le Yémen, Lise Grande, s'est dit hier “choquée” par deux raids aériens saoudiens qui ont visé la veille “le plus grand hôpital du Yémen” dans la ville stratégique de Hodeida et un marché de poissons, et ayant coûté la vie à au moins 50 civils, selon la presse yéménite. Selon le journal yéménite Al-Massira Net, un dernier bilan faisait état de la mort de 42 personnes lors de ces deux raids qui ont visé cette ville, sous contrôle des houthis, en guerre depuis trois ans contre le gouvernement de transition exilé à Aden, la plus grande ville du sud du Yémen. “Nous avons enregistré l’arrivée de 28 martyrs dans l’hôpital al-Thawra et 14 autres martyrs dans d’autres hôpitaux de la ville”, a indiqué ce quotidien, soulignant que le nombre de blessés dépasse la centaine. “Cela est choquant”, a affirmé Mme Grande dans un communiqué. “Les hôpitaux sont protégés en vertu du droit humanitaire international”, a-t-elle souligné. “Rien ne peut justifier ces pertes de vies.” “Al-Thawra est le plus grand hôpital du Yémen et l'une des quelques structures médicales fonctionnant encore dans la région”, a poursuivi Mme Grande. “Il dispose l'un des plus grands centres de traitement du choléra dans la ville”, a-t-elle souligné. Cette nouvelle tuerie intervient au lendemain de la convocation par l’ONU d’un round de pourparlers de paix pour septembre afin de résoudre cette crise qui a entraîné un déplacement massif des populations et une crise sanitaire des plus aiguës. D’ailleurs, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a affirmé hier que le Yémen risque d'être touché par une nouvelle “vague majeure” de cas de choléra. “Nous avons eu deux vagues majeures d'épidémie de choléra au cours des dernières années et malheureusement, la tendance que nous constatons depuis des jours et des semaines suggère que nous pourrions être à l'orée de la troisième vague majeure”, a déclaré le directeur général adjoint de l'OMS, en charge des réponses d'urgence, Peter Salama, lors d'un point de presse à Genève. “Nous appelons toutes les parties au conflit à respecter le droit humanitaire international et à répondre à la demande de la communauté internationale de trois jours de tranquillité pour déposer les armes et nous permettre de vacciner la population civile”, a-t-il ajouté. Le Yémen, décrit par l'ONU comme la pire crise humanitaire au monde, a enregistré plus d'un million de cas suspects de choléra — dont 2200 de décès — depuis l'éclatement du conflit entre les houthis, soutenus par l'Iran, et les forces gouvernementales, soutenues par une coalition sous commandement saoudien.


L. M./Agences

 


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