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A la une / International

La procédure de destitution engagée après son refus de démissionner

Zimbabwe : fin de partie pour Robert Mugabe

Robert Mugabe, président du Zimbabwe.© D.R

Outre sa destitution qui se précise, le président du Zimbabwe risque de se voir saisir tous les biens qu’il a accumulés, avec sa famille, depuis sa prise de pouvoir en 1980.

Fin de partie pour le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, dont le parti a décidé hier après-midi d’engager une procédure de destitution à son encontre, après son refus de démissionner, ont rapporté les médias. “Nous espérons une session des deux chambres du Parlement demain (aujourd’hui)… Nous espérons que la motion (lançant la procédure) passera” aujourd’hui, a dit à l’AFP Paul Mangwana, élu et membre du parti au pouvoir Zanu-PF, dont est exclu le président Mugabe, ainsi que sa femme depuis dimanche. Le chef d’État zimbabwéen avait jusqu’à hier à midi pour quitter le pouvoir, après avoir surpris tout le monde dimanche soir, lors de son discours télévisé à la nation, à l’issue duquel tout le monde attendait l’annonce de sa démission, chose qui n’a pas eu lieu. Ainsi, la Zanu-PF a convoqué une réunion extraordinaire à 14h00 pour “examiner les moyens à sanctionner” le président Mugabe, au pouvoir depuis trente-sept ans. “Les chefs militaires et les hauts responsables du parti au pouvoir, le Zanu-PF, ont examiné les moyens de sanctionner la famille Mugabe et de saisir les biens qu'ils ont accumulés au cours des quatre dernières décennies”, lit-on sur les journaux en ligne de Harare qui affirment que “les Mugabe possèdent plus de terres que tout autre individu au Zimbabwe – avant et après l'indépendance en 1980”. Selon la Constitution zimbabwéenne, l'Assemblée nationale et le Sénat peuvent engager, à la majorité simple, une procédure de révocation du président. Une commission d'enquête est alors formée pour formuler une résolution de destitution, qui doit ensuite être approuvée à la majorité des deux tiers. Cette procédure a donc toutes les chances d’aboutir, car depuis le début de la crise, mercredi dernier, le président zimbabwéen s’est vu lâché par tout le monde, à commencer par son parti et l’armée qui l’a toujours soutenu, jusqu’à ce qu’il limoge son vice-président dans la perspective de transmettre le pouvoir à sa femme, Grace Mugabe.
Cette tentative de transférer le pouvoir à son épouse a donc fait réagir les militaires qui, dès mardi soir, ont pris partiellement les commandes en occupant le palais présidentiel et en mettant M. Mugabe en résidence surveillée. Parallèlement à la réunion, à huis clos, de son parti avec les militaires, des centaines de personnes sont redescendues dans la rue pour la deuxième fois depuis samedi, pour réclamer son départ, ont rapporté les journaux locaux. Les Zimbabwéens se sont rassemblés sur la place de l'Unité africaine, située en face du Parlement, pour demander au président Robert Mugabe de démissionner.
Selon les organisateurs de cette action, les manifestants occuperont les lieux jusqu’à la démission de Robert Mugabe. Hier matin, de folles rumeurs avaient circulé, y compris sur des médias sérieux, sur la conclusion d’un accord avec l’armée pour accorder l’immunité au président et à sa femme, en contrepartie de sa démission. Cela n’a pas été le cas.


Lyès Menacer

 


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