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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Adam

Le prénom Adam se réfère à Adam qui, dans les trois religions monothéistes, concerne le premier homme qui peupla la terre, après sa création. Ce nom est rapporté par les lexicographes arabes à adam “terre’’, pour montrer justement que le premier être humain a été façonné à partir de la terre. Cette étymologie apparaît aussi chez les sémitisants qui donnent à adamah le sens de “terre, sol, poussière’’. On le décline aussi de l’hébreu adôm ‘‘rouge” adâm ‚“il fut rouge”, d’où dâm ‘‘sang‘‘ parce qu’on croyait que c’était la couleur originale de la peau d’Adam.

Dans la tradition maghrébine, on appelle h’arth Adam, ‘’le labour d’Adam’’, le premier jour des labours. La journée du 17 octobre du calendrier agraire (30 octobre du calendrier grégorien) marque le début des travaux agricoles, labours et semailles qui, selon la tradition, ont été enseignés à l’homme par l’archange Gabriel (Djebril). La légende rapporte qu’après avoir désobéi à Dieu, Adam et Ève ont été chassés du Paradis. Ils ont alors perdu la sécurité et la douceur du premier foyer, et ils ont ressenti les affres de la faim. Adam ne savait quoi faire. Il s’est alors confié à l’ange Gabriel. “Ma compagne et moi avons faim, nous n’avons rien trouvé à manger !’’ L’ange s’est alors mis à  prier Dieu et lui a demandé de faire descendre sur terre une paire de bœufs et des instruments aratoires. Dieu accède à la demande et Gabriel apprit à Adam à labourer la terre. Il lui remit aussi des semences que le premier homme va semer en compagnie de son épouse. C’est encore, dit la tradition, l’ange qui a appris au couple à moissonner, à moudre le grain et à fabriquer du pain, qui serait ainsi le premier aliment de l’homme.  C’est pourquoi cette journée est appelée h’arth Adam, c'est-à-dire, “les labours d’Adam’’. En Kabylie, on l’appelle aussi iwdjiben, les choses obligatoires, expression désignant les rites observés ce jour, notamment les sacrifices d’animaux et les repas collectifs. On prépare notamment un couscous à gros grain (berkukes), arrosé d’une sauce à base de purée de fèves sèches. Le symbolisme du couscous et de la fève est évident : il s’agit d’augurer de la fertilité de la terre qu’on laboure, à l’image du couscous dont les grains, quand ils cuisent, gonflent et se multiplient.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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