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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Amnay

Il s’agit d’un prénom berbère introduit ces dernières années, principalement en Kabylie. Il fait également partie de la nomenclature des prénoms officiels amazighs adoptée en 2013. Ce nom signifie “cavalier” et se retrouve dans plusieurs dialectes, comme le kabyle, le chleuh, les parlés amazighs du Maroc. Le nom provient du verbe “ni, ney” que l’on retrouve dans certains dialectes comme le néfoussi de Libye ou le rifain du Maroc, avec le sens de “monter à cheval”.

Le prénom évoque irrésistiblement les cavaliers numides, célèbres dans le monde antique. En Algérie on pense aussi à la célèbre stèle d’Abizar, découverte dans le village du même nom au nord de Tizi Ouzou, sur le territoire de Timizar.
La stèle, aux contours irréguliers, est large de 1,25 m et longue de 11 m ; elle comporte la gravure en relief d’un cavalier brandissant de la main gauche un bouclier et trois javelots et portant de la main droite un objet rond et creux, une arme de jet ou alors une offrande.
En avant du cheval sont représentés un chien et un oiseau qui paraît être une autruche. La stèle représente sans doute une scène de chasse. Elle porte, également gravés, quinze caractères libyques, disposés en deux lignes verticales et en une ligne horizontale. Certains spécialistes font remonter cette stèle à la période romaine, mais cette hypothèse ne recueille pas l’unanimité des autres spécialistes.
D’autres, par exemple, comme Gabriel Camps, rapportent cette stèle aux royaumes maures et numides, c'est-à-dire bien avant l’arrivée des Romains. Ils s’appuie sur les armes représentées : petit bouclier rond, différent des boucliers romains, rectangulaires ou ovales, et des boucliers byzantins, plus grands, javelots à large fer ou même sagaies, à cause de la faible longueur des hampes.
Ces armes apparaissent également dans les stations rupestres du sud-marocain, dans le mausolée du Khroub et d’autres sites. Elles correspondent à la description que fait Strabon (1er siècle avant J.C.) des cavaliers libyens : “Les Maurusiens combattent la plupart du temps à cheval au javelot, ils se servent du petit bouclier rond, du court javelot à large fer.”


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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