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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Assia

Ce prénom féminin d’origine arabe est connu dans la tradition musulmane : ce serait, selon cette tradition, le nom porté par l’Égyptienne, femme du Pharaon qui recueillit le prophète Moïse (Moussa, en arabe). Ce nom est rapporté par les lexicologues arabes à la racine ‘SW “soigner, guérir, consoler, faire du bien à quelqu’un, l’aider”, asiya “femme qui exerce la médecine, aide, appui, protection”.
En Algérie, la plus célèbre des Assia est l’écrivain Assia Djebbar, auteure de plusieurs œuvres, romans, essais et films. De son vrai nom Fatma-Zohra Imalayène, née à Cherchell, en 1936. Elle obtint le baccalauréat en 1953, et après des études à Blida, elle entra à l’École normale de jeunes filles à Sèvres, en France. Comme elle avait suivi le mot d’ordre de grève lancée par UGEMA, en 1956, elle rata les examens et fut exclue. L’année suivante, elle publia sa première œuvre, un roman, intitulé La soif. C’est aussi à l’occasion de cette publication qu’elle prit le pseudonyme d’Assia Djebbar. L’année suivante, elle sortit un deuxième roman, Les impatients. Elle se maria, et en 1957, elle décida de rentrer au Maghreb. Elle enseigna l’histoire à l’université de Rabat. Un troisième roman est publié à Paris, au printemps 1962, Les Enfants du nouveau monde. La même année, à l’indépendance de l’Algérie, elle rentre au pays et intégra l’université d’Alger où elle enseigna, d’abord l’histoire, puis la littérature française.  Elle délaisse pendant quelques années l’écriture pour se consacrer à son autre passion, le cinéma. Elle produisit deux films, “La Nouba des femmes du Mont-Chenoua”, un long métrage documentaire, en arabe et en français, sur une musique de Bela Bartok, et La Zerda et les chants de l’oubli.  Le premier obtint le prix de la Critique internationale, le second, présenté en 1982 à la télévision algérienne, fut primé au Festival de Berlin en 1983. Elle retourna à Paris en 1980, elle fit des tournées en Allemagne, en Italie, aux États-Unis, en Angleterre, donna des conférences. Elle enseigna la littérature française en Louisiane, à New York aux États-Unis. Elle publia encore d’autres œuvres qui établirent sa célébrité : Vaste est la prison, Ombre sultane, L’Amour, La fantasia, Femmes d’Alger dans leur appartement etc... En 2005, elle fut nommée à l’Académie française. Elle décéda en février 2015 à Paris..

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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