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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Belaïd, Aïda

Bélaïd, un prénom masculin, fait partie des prénoms les plus courants de la nomenclature algérienne. Bien qu’il soit issu de l’arabe, il n’est connu et utilisé qu’au Maghreb, il est inconnu au Moyen-Orient. Il en va de même de son autre équivalent, Laïd et son féminin Aïda. Ces prénoms proviennent de l’arabe ‘ayd  fête, jour de fête, notamment la fête de la rupture du jeûne de Ramadhan, ɛayd al fitr et du sacrifice du mouton, ɛayd al kébir. Le mot dérive du verbe ‘âda, aller, venir, revenir, répéter, revenir souvent à quelque chose, de là : célébrer un jour de fête’. Quant à Belaïd, c’est un nom composé de bû (père de, possesseur, maître) et ɛayd (le maître de la fête). D’autres prénoms sont formés à partir de Laïd, Mohammad El Aïd et, en Kabylie, Mohand El-Aïd.   Parmi les Bélaïd algériens connus, il y a l’écrivain Bélaïd Aït Ali qu’on considère, aujourd’hui, comme le fondateur de la littérature kabyle écrite. Son véritable nom est Bélaïd Izarar. Il naquit en 1909 à Bouira, ville où sa mère avait été nommée institutrice et mourut prématurément en 1950. Sa mère quitte l’enseignement en 1915 et la famille s’installe en Kabylie, à Azrou Ouqellal, près de Aïn El-Hammam (ex-Michelet). Le jeune Bélaïd fréquente l’école du village et, à onze ans, son frère aîné, installé en France, l’emmène chez lui. Il va y rester six ans. Quand son père meurt en 1925, il retourne en Algérie et s’installe à Azrou. Il n’a que seize ans quand sa mère le marie avec une femme plus âgée que lui. Mais le mariage ne dure pas longtemps. Il fait son service militaire puis part en France, il exerce plusieurs métiers. Il retourne à Azrou, se remarie. Comme sa mère et sa femme ne s’entendent pas,  son épouse l’abandonne. C’est alors qu’il sombre dans la dépression. Il s’exile de nouveau en France, puis finit par revenir. La Seconde Guerre mondiale éclate, il est mobilisé. Au cours d’une permission, il déserte et doit mener une vie de proscrit. Il s’adonne à la boisson et contracte une tuberculose. Il est hospitalisé et meurt à l’hôpital de Mascara. Belaïd Aït Ali a laissé un manuscrit de contes et de nouvelles écrits en kabyle. Un des amis, le père Degezelles, en collaboration avec le père Dallet, le publiera, en 1963, au Fichier de Documentation Berbères, sous le titre : Les cahiers de Bélaïd ou la Kabylie d’antan.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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