Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Driss

Idris et sa variante dialectale maghrébine, Driss, est issu du nom coranique, Idris, considéré comme le nom arabe du prophète Enoch. Il serait dérivé du verbe darasa “étudier, suivre un cours, professer, enseigner”. La tradition le considère, en effet, comme le premier homme à avoir utilisé l’écriture. Le nom de Driss est assez répandu au Maghreb. Les Touareg, qui le connaissent aussi, utilisent la forme Idrisa.
Driss Chraïbi est l’un des auteurs les plus connus de la littérature maghrébine de langue française. Né en 1926 à El-Jadida, au Maroc, d’une famille fassie, il fut élevé à Rabat, puis à Casablanca. Après l’école coranique et des études secondaires, il se rendit à Paris pour faire des études de chimie. Il obtint son diplôme d’ingénieur et s’intéressa à la neuropsychiatrie, mais c’est la littérature et le journalisme qui l’attirèrent. Il fréquenta les cercles littéraires et produisit des émissions pour la radio. Il enseigna aussi la littérature maghrébine à l’université Laval, au Québec. Il s’essaya à l’écriture, en produisant son premier roman, Le Passé simple, en 1954. Le texte, en partie autobiographique, raconte la révolte d’un jeune homme à la fois contre son père, appelé “le Seigneur”, représentant d’une classe bourgeoise, alliée au colonialisme français. Le roman révèle aussi le décalage entre les principes égalitaires de l’Islam, tels que prônés par le Coran et les pratiques hypocrites de cette bourgeoisie qui se revendique de ces principes. La condition de la femme marocaine, représentée par la mère du protagoniste, est également mise à nu : exploitation, soumission et brimades. Dans le second roman, Les Boucs, écrit en 1955, le sujet est l’émigration et les rapports conflictuels de la France avec les immigrés. L’immigré est à l’image de ses compatriotes colonisés : corvéable à merci, il est l’objet de toutes les exploitations et de tous les mépris. Il publia aussi L’Âne, où il prédit l’échec des indépendances africaines, et La foule où le héros ou plutôt l’anti-héros, est un chef qui, dès qu’il ouvre la bouche pour parler, est salué par une salve d’applaudissements. Succession ouverte est la suite du Passé simple : le narrateur retourne au Maroc pour enterrer le Seigneur et se pose la question : “Aurions-nous un autre avenir que notre passé ?” D’autres écrits suivront, dont ses Mémoires. Il meurt à Crest, dans le département de la Drôme, en France, en 2007.  

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER