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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Ebeker, Tebekert

Ebeker et Tebekert sont deux prénoms d’origine berbère, en usage chez les Touareg de l’Ahaggar. Ebeker signifie “bélier”, Tebekert est son pendant féminin. Ce mot se retrouve dans d’autres parlers berbères sous la forme ikerr ou ikerri, la consonne b ayant chuté. Chez les anciens Maghrébins, le bélier semble avoir été l’objet d’un culte très ancien. Ses représentations sont, en effet, très nombreuses dans l’art préhistorique maghrébin et saharien. À côté des animaux que l’on pourrait dire communs et qui apparaissent dans les troupeaux, il y a ce que l’on a appelé les béliers à sphéroïde, animal orné d’une coiffure en forme de sphère.  Les bêtes représentées sont des mâles mais il y a aussi parmi elles des femelles. On pense qu’il s’agit d’animaux domestiques mais certains pensent qu’il s’agit de bêtes sauvages. On cite à l’appui de cette hypothèse le fait que des animaux sauvages aient aussi porté des sphéroïdes alors que d’autres animaux domestiques ne la portent pas. En tout cas, domestiques ou sauvages, ces ovidés semblent avoir été associés à un culte. La coiffure en forme de sphère est une coiffure cérémonielle, sans doute un bonnet, plus ou moins complexe selon les représentations, que portent aussi des personnages humains sur certaines gravures. Certains spécialistes pensent que ces personnages pourraient représenter une divinité à laquelle était associé le bélier. Dans certaines peintures, le bélier est accompagné de personnages humains : l’homme précède l’animal et, les mains levées, semble en position de prière. Dans d’autres scènes, l’homme est armé d’une hache, ce qui laisse supposer qu’il va sacrifier l’animal. Des éléments d’une religion ancienne à laquelle est associé le bélier semblent avoir résisté au Moyen Âge. Ainsi, au 11e siècle, le voyageur musulman El-Bekri signale, dans une tribu du Sud marocain, un culte du bélier. Mais cette pratique semble marginale puisque, selon El-Bekri, les gens qui s’adonnaient à ce culte devaient se cacher, à cause de la désapprobation générale qu’ils encouraient. Signalons que le bélier a gardé une certaine importance symbolique puisque, à côté du bœuf, il demeure l’animal de sacrifice préféré des populations maghrébines.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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