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  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Hasna, Hasnaoui

Hasna est un prénom féminin bien connu, son pendant masculin, Hasnaoui, est moins courant que lui, mais il est également attesté. Ces deux prénoms dérivent du verbe arabe ḥasana “être beau, être bon”. De tous les Hasnaoui connus en Algérie, il y a le chanteur algérien d’expression kabyle et arabe. Mohammed Khalouat, connu sous le nom d’artiste de cheikh El-Hasnaoui, naquit en 1910 à Taâzibt, village de Tadart Tamuqrant, dans la tribu d’Ihesnawen (Tizi Ouzou), à laquelle il emprunta son nom d’artiste. Il fut élevé sans la présence de ses deux parents : il n’avait que deux ans quand il perdit sa mère, et son père avait été mobilisé au cours de la Première Guerre mondiale. Il fréquenta les écoles coraniques des zaouïas de sa région et, jeune encore, il se rendit à Alger pour gagner sa vie. Tout en travaillant, il découvrit la musique populaire algéroise (chaâbi) et fréquenta ses maîtres, tels El-Anka et cheikh Nador. Il s’initia à l’art de la mandole et il se produisit, dans les cafés, à Alger et à Tizi Ouzou. Sa première chanson, une complainte en kabyle, A yemma, yemma “Ô mère, mère !”, eut un grand succès. Jusqu’en 1936, il effectua des allers-retours entre Alger et son village, puis il décida de s’installer à Paris. C’est là qu’il allait produire l’essentiel de son œuvre. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut envoyé en Allemagne, dans le cadre du service du travail obligatoire. Quand il revint en France, à la fin du conflit, il fit la connaissance de Marguerite Denis. Il l’épousa en 1948. Le couple s’installa à Nice, puis, en 1988, à Saint-Pierre, dans l’île de la Réunion. La vie d’El-Hasnaoui n’aura été qu’un long exil : d’abord celui d’Alger, qui l’arracha à l’univers de son enfance, puis la France et finalement la Réunion, à des milliers de kilomètres de tout ce qu’il avait connu et aimé. C’est là qu’il mourut, en 2002.  Le répertoire de cheikh El-Ḥasnaoui compte 27 chansons en kabyle et 17 en arabe dialectal. En kabyle, les plus célèbres sont Maison-Blanche, S ani, s ani (Où donc ?), In-t-as ma d-yas (Dites-lui s’il viendra), Lghurba tuɛar (L’exil est dur à supporter), en arabe Bnat el-ṣuḥba (Filles de compagnie), Ma djit-nish waɛlash (Pourquoi n’es-tu pas venu ?), Ya nudjum el-lîl (Étoiles de la nuit).

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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