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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Infaden

Ce prénom, en usage chez les Touareg se lit in fadden  et signifie, lettéralement, “un des genoux’’, c'est-à-dire “celui qui a les genoux puissants, celui qui est puissant’’. Une autre forme de ce nom est attestée, au Moyen Âge sous la forme Fidden qu’Ibn Kaldoun cite.
Le nom berbère courant du genou est afud, avec un sens secondaire, nœud de végétal. C’est un vieux mot, qu’on peut rapporter au chamito-sémitique, la langue primitive commune au des langues africaines et moyenne-orientales. Afud est ainsi rapproché de l’akkadien  puridu et de l’égyptien p’d . Le kabyle emploie, en plus de afud, le terme agecrir. Le genou, tout comme l’arabe regba, symbolise la force. Avoir le “genou solide’’ signifie être en bonne santé, avoir les genoux vacillants signifie être faible. Dans certains dialectes, le mot est employé pour former des expressions signifiant s’agenouiller : ainsi, en chleuh igen f ifadden, et en mozabite de Berriane, qim s ifaden. Le touareg emploie également une expression, tirée de afud, tifaddin, pour parler, pour le dromadaire, de l’action de “mettre les genoux en terre, sans s’accroupir, pour permettre à son maître de monter en selle’’. Le touareg emploie encore une autre expression tirée de afud, iga efud, littéralement, “faire genou’’, dans le sens de livrer bataille. Faire genoux, c’est descendre de selle, se fixer au sol et ne pas reculer, quel que soit l’adversaire, remporter la victoire ou mourir. Autrefois, avant les combats qui opposaient deux camps adverses, on organisait de chaque côté des cérémonies. On sacrifiait des taureaux noirs et on utilisait les peaux  pour ensevelir les guerriers morts. Les combats réunissaient de grandes foules. On encourageait les guerriers, on chantait des chants épiques, exaltant le courage et l’honneur et on frappait du tambour. Les adversaires, proclamés héros avant même l’issue du combat, ne pouvait se dérober et devait lutter jusqu’à la victoire ou la mort. Lorsque, après la bataille, on s’apercevait que le combat n’a pas été honnête et que les forces étaient inégales, le mort était hissé au rang de martyr (amaqqaju). L’acceptation de tels combats était aussi ressentie, dans la société touarègue, comme un sacrifice.

M. A. H
 


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