Scroll To Top
FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Loubna

Le prénom féminin Loubna est d’introduction récente dans la nomenclature algérienne. C’est un nom arabe bien connu, illustré particulièrement par la légende des amours de Qays et Loubna qui, avec Medjnoun et Leïla, forme le couple le plus célèbre des amants arabes.  Loubna provient du mot lubân qui désigne, en arabe, l’encens. L’encens est l’un des produits aromatique les plus connus, il était déjà célèbre dans l’Antiquité, et les musulmans, qui ont dominé, au Moyen Âge, le commerce des aromates, en important et en exportant de grandes quantités.  L’encens est obtenu par l’incision d’un arbre des Indes orientales, le Styrax Benzoin Dryander. Cet arbre, cultivé à Sumatra, Java, Bornéo, sur les côtes malaises, son suc est blanchâtre et durcit à l’air. Cependant, quand l’arbre vieillit, le suc s’assombrit et prend une couleur jaune et brune qui lui donne l’aspect d’un nougat. Le nom arabe est lubân ou lubân jawi : lubâ, provient d’une racine sémitique lbn qui signifie “blanc”, par référence à la couleur du produit (d’où le grec olibanos et le latin olibanum) ; quant à jawi, c’est la forme arabe de Java. En fait, les Arabes ramenaient l’encens de Sumatra. L’encens est surtout connu comme produit odoriférant, c’est aussi un médicament, utilisé par les médecins musulmans. Le meilleur encens est, selon ces médecins, celui qui provient de la plante mâle. Les médecins musulmans ont décrit longuement les propriétés de l’encens, reprenant en partie les indications des médecins grecs. Ainsi, selon Ibn al Bayt’âr, il cicatrise les plaies, arrête les hémorragies, il dessèche les humeurs de la poitrine, il soigne la diarrhée et les vomissements. On le prend dans un peu d’eau pour lutter contre les troubles de la mémoire, on le mâche pour renforcer les gencives et arrêter les saignements. Cependant, en usage interne, il est conseillé d’utiliser l’encens en petites quantités : les doses élevées peuvent, en effet, être nocives et produire, selon les auteurs musulmans, des troubles mentaux. Dans la tradition maghrébine, l’encens est surtout utilisé pour embaumer les lieux. Utilisé en fumigations, il purifie l’air et surtout, selon les croyances populaires, chasse les mauvais esprits, il favorise la paix des ménages et ramène la concorde. Au Sahara, dans les barouds, les danses avec les fusils, les vieilles femmes balancent au cours des chants des encensoirs dégageant de l’encens..

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER