Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Mebrouk, Mebrouka

Ces deux prénoms appartiennent à la nomenclature traditionnelle algérienne des prénoms. Les deux dérivent du verbe arabe baraka “bénir” et sont donc des prénoms laudatifs, appelant la bénédiction sur ceux qui les portent. Le premier, Mebrouk, est masculin et provient de mabrûk “béni, bien venu”, du verbe baraka “bénir, invoquer la bénédiction de Dieu, combler de bénédiction”. Le second vient de mebrûka et  signifie “bénie, bien venue”.
La baraka est la force bienfaisante qui fait prospérer les êtres et les biens. Alors que le mauvais œil est d’essence maléfique, donc lié aux mauvais esprits, la baraka est d’essence divine. Des enfants rayonnant de santé, une maison prospère, une famille heureuse ou une récolte abondante sont touchés par la baraka. Ils sont aussi exposés au mauvais œil, c’est pourquoi tout ce qui est porteur de cette force bienfaisante doit être protégé. L’une des meilleures protections est de prononcer la basmalla, ou formule consistant à dire ‘“b-ism Allah, au nom de Dieu”, celui ou celle qui voit un enfant bien portant ou entre dans une maison prospère doit dire, à haute voix : “Allah ibarek, que Dieu accorde sa bénédiction !” Autrement cette personne est porteuse du mauvais œil. On considère, en effet, que le fait de ne pas prononcer la formule cache la jalousie et l’envie.  
Une des formules, également empruntée à la religion, est “In sha’Allah, Que Dieu le veuille, sous-entendu qu’il accorde sa protection. D’ailleurs, aujourd’hui encore, cette formule est exhibée à l’entrée des maisons, on la voit même sur le parebrise des voitures et des camions ! Les saints sont porteurs de baraka. Sidi Abû Salah ben Saïd de Ghardaïa se levait chaque soir et quittait sa maison. Intriguée, sa femme l’a suivi un jour et l’a vu grimper sur une colline. Là, il a cueilli une herbe, connue pour son amertume, et s’est mis à la manger, puis il s’est abimé dans la prière. La femme a goûté à la plante et l’a trouvée délicieuse et, avant de partir, elle en a fait une provision. Le lendemain, en voulant la goûter, elle l’a trouvée amère. Elle a compris que c’est la baraka du saint qui la rendait douce : éloignée de lui, elle retrouvait son goût naturel. Certains hommes pieux sont porteurs de bénédiction et leur contact est recherché. Au XIXe s., on se pressait autour de la maison de cheikh Mohand Ou l’Houcine, en Kabylie, pour l’entendre mais aussi pour le toucher. Quand il y a trop de monde et qu’on n’arrive pas à lui, on le touche avec son bâton pour capter la baraka du personnage.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER