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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Merzouq

Merzouq est un prénom masculin, courant dans la nomenclature traditionnelle algérienne. Il provient de marzûq, “qui a reçu les moyens de vivre, qui a été pourvu (par Dieu) ; heureux, riche”, du verbe arabe razaqa, pourvoir quelqu’un en biens, donner la subsistance (en parlant de Dieu), donner à manger, accorder quelque chose à quelqu’un. La culture algérienne savante connaît deux Merzouq célèbres, apparentés : Mohammed ben Ahmad ben Mohammed ben Merzouq surnommé al-Jadd “l’aïeul” ou encore “al-Khaṭîb” le “prédicateur” et al-Raïs “le maître” et son petit-fils, Abû Abd Allah Mohammed ben Mohammed ben Merzouq, surnommé al-Hafidh “le petit-fils”. Tous les deux étaient originaires de la tribu berbère des Adjissa, originaire de M’sila, mais c’est à Tlemcen qu’ils naquirent, le premier vers 1310, le second vers 1364. Ibn Merzouq l’aïeul se rendit en Orient à 17 ans, après avoir accompli le pèlerinage, il partit pour Le Caire où il continua à se former, notamment dans le droit et les sciences du hadith. Lorsqu’il revint au Maghreb en 1332, il se mit au service du sultan mérinide Abû al-Ḥasan qui l’investit de la fonction de prédicateur à la mosquée d’El-Eubbad, à Tlemcen. Il participa en compagnie du sultan à la bataille de Tarifa (1340), en Andalousie. Plus tard, il se mit au service des émirs mérinides et zianides de Tlemcen et hafsides de Tunis, mais à la suite de désaccords avec ces princes, il fut d’abord exilé en Espagne où l’émir nasride de Grenade Abû al-Ḥajjâj lui confia la direction de la mosquée de l’Alhambra. Mais son successeur ne l’apprécia guère. Alors, il résolut de quitter le Maghreb pour Le Caire où il s’occupa d’enseignement, jusqu’à sa mort survenue en 1379. Ibn Marzouq, le petit-fils, reçut une première formation auprès de son père et de son oncle, puis se rendit à Fès pour la compléter. Il accomplit le pèlerinage, et, au retour, après un bref séjour à Tlemcen, il retourna à Fès, repartit au Caire, puis en Andalousie, cherchant à chaque fois à rencontrer les érudits, augmentant ses connaissances. Son enseignement était très suivi, et selon Ibn Mariam, les oulémas, sortis de son école, étaient nombreux. Le grand-père et le petit-fils sont les auteurs de nombreux ouvrages, notamment en fiqh, le droit musulman..

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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