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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Merzouq

Le mot Aberkane, qui est surtout connu comme nom de famille, apparaît dans le prénom masculin Mohand-Aberkane, employé en Kabylie. Ce prénom est composé de Mohand, variante berbère de Mohammed, et aberkane, en berbère “noir”. Parmi les Algériens célèbres ayant porté ce nom, il y a le mystique et saint tlemcénien Sidi Lahcène Aberkane. De son vrai nom el-Hassan ibn Makhlouf ben Messaoud el-Mzili, plus connu sous le nom de Sidi Lahsan Aberkan, il vécut au 14e siècle. Il était issu des Amzilla, fraction de la tribu berbère des Banou Rashed. Né à Djemâa al-Azuli, village de l’actuelle Remchi, sa famille émigra d’abord à Mansourah, puis à Tlemcen où il fut élevé et a reçu sa formation. Il se rendit Orient pour accomplir le pèlerinage, mais auparavant, il s’arrêta à Béjaïa où il eut l’occasion de suivre les cours d’el-Waghlissi. À La Mecque, où il séjourna cinq années durant, il fréquenta les professeurs de la ville, complétant ainsi ses connaissances. De retour au pays, il s’installa dans le quartier d’Agadir où il s’occupa d’enseignement. La tradition lui attribue de nombreux miracles. Talouti, qui a été un de ses élèves et de ses disciples, rapporte : “Un jour que le cheikh Aberkane, qui se trouvait dans la campagne, était occupé à faire ses ablutions, il vit arriver un lion énorme qui vint se placer près de ses souliers. Ayant achevé ses ablutions, le cheikh se tourna vers l’animal féroce et s’écria trois fois : “Qu’il soit béni celui qui est le meilleur des Créateurs !”. À ces paroles, le lion baissa la tête comme quelqu’un qui a honte ; puis il se leva et disparut.” À l’époque du siège de Tlemcen par le sultan Abou Farès et devant la résistance de la ville, il jura que si on ne lui ouvrait pas les portes de la ville, il la saccagerait et livrerait ses habitants aux massacres. Effrayés, les assiégés songèrent à demander la clémence du sultan. Ils sollicitèrent Sidi Lahsan, connu pour sa sainteté, d’aller le retrouver. Mais il refusa, car il n’attendait de clémence que de Dieu. En revanche, il apparut en rêve à Abou Farès, en compagnie d’autres saints, notamment Abou Madyan, et ensemble ils détruisirent l’armée de l’assiégeant. Effrayé par le songe, Abou Farès revint à de meilleurs sentiments.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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