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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Minoun, Tamimount

Ces noms dérivent de la racine arabe “MN”, du verbe amana “avoir confiance en quelqu’un, être en sûreté, être rassuré, être fidèle, avoir la foi, la conviction religieuse”. Le prénom Mimoun est la forme dialectale de ma’mûn “qui est en sécurité, qui a la conviction religieuse, croyant”. Une forme berbérisée de ce prénom est Taminount. “Le plus célèbre des al-Ma’moun est le calife abbasside al-Ma’moune, fils et successeur de Haroun al-Rashîd. Son règne qui dure de 813 à 833 fut une brillante époque pour les arts et les sciences. On connaît la passion d’al-Ma’mûn pour la science. C’est pour la servir qu’il fit construire la Maison de la Sagesse et qu’il ne cessa de l’agrandir pour abriter les livres qui l’on acquérait. Pour faciliter l’accès à la documentation, il répartit les livres en galeries (riwâq), une pour chaque domaine de la connaissance, il fit établir également des catalogues, recensant les ouvrages disponibles. À son apogée, la Maison de la Sagesse disposait de plus de deux millions de titres. Comme son aïeul al-Mansour, il sollicita les Byzantins pour entrer en possession des œuvres grecques. Il envoyait des ambassades, chargées de riches présents, priant l’empereur de lui envoyer des livres. D’un premier envoi, il obtint des œuvres philosophiques (Platon, Aristote), mathématiques (Euclide), médicales (Hippocrate, Galien)… Une seconde ambassade eut lieu vers 820. Ibn al-Nadîm rapporte, dans le Fihrist, que l’empereur de Byzance avait d’abord refusé d’envoyer les œuvres demandées, puis il accepta. Al-Ma’mûn utilisa un autre moyen pour obtenir des livres : quand il était victorieux, il les exigeait en tant qu’indemnités de guerre. On les chercha partout, et on finit par les trouver dans un couvent très éloigné de Constantinople. On les y avait enfermés au moment où le christianisme avait été déclaré religion officielle. La Maison de la Sagesse disposait, en plus de la bibliothèque, d’un observatoire, avec les instruments nécessaires qui permirent de dresser des tables astronomiques. Al-Ma’mûn donna l’ordre à ses savants d’établir une carte du monde connu. Elle représentait les terres, les mers, les localités, ce qui supposait des enquêtes, dans et en dehors de l’Empire musulman. Cette carte, aujourd’hui disparue, était appelée al-Sura al-Ma’mûniyya, la carte d’al-Ma’mûn.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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