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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Nouaman

Nouaman est un prénom masculin d’origine arabe. Le nom provient de nu‘mân qui signifie “bienheureux, comblé”. Il dérive du verbe na’âma “être dans le bien-être, vivre dans le plaisir, convenir à quelqu’un, être convenable ; par extension, être bon, être doux et tendre”. Le nom de Nouaman était utilisé, durant la période préislamique, pour désigner les rois de Ḥira.

Le roi le plus célèbre qui porta ce nom fut Nouaman Ibn al-Moundhir, dernier roi de Hira qui régna à la fin du VIe siècle de l’ère chrétienne. Il se convertit au christianisme et fut baptisé par Sham’oun (Siméon) Ibn Jabir en 594. Il accéda au pouvoir en 582, à la mort de son père.
Selon les chroniques, il fut vaincu par le roi de Perse Khosro II : selon les chroniques, Khosro avait demandé à al-Nouaman la main de sa fille, et comme celui-ci la lui avait refusée, il envahit son royaume et le fit exécuter. Selon la légende, la tombe où fut inhumé al-Nouaman se fissura et des œillets en sortirent. C’est pourquoi, explique-t-on, qu’on appelle les œillets en arabe chaqa’iq al-Nu’man “les fissures d’al-Nouaman”. Al-Nouaman est connu pour sa générosité. Il reçut, à sa cour, de nombreux poètes dont le célèbre al-Nabigha al-Dhoubyani. Kitab al-Aghani, le livre des chansons, qui rapporte de nombreuses anecdotes, rapporte qu’al-Nabigha était familier d’al-Nouaman. Il était constamment avec lui, partageait des repas et ses parties de plaisir.
Un jour, il aperçut l’épouse du roi, appelée Modjarada, la face découverte. Dès qu’elle le vit, elle se cacha avec son bras. Cette scène inspira au poète des vers célèbres : “Son voile est tombé sans qu’elle en eût l’intention, et tandis qu’elle s’empressait de le reprendre, elle a ébloui nos regards avec une main délicate teinte de henné… Elle a fixé son regard sur moi comme un malade que les douleurs accablent…” Quelque temps, al-Nouaman demanda à Nabigha de faire l’éloge de sa femme, le poète eut l’imprudence de lui réciter les vers qu’il avait composés. Le roi fut très irrité et al-Nabigha dut fuir en Syrie, auprès des rois de Ghassan pour lesquels il fit des panégyriques.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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