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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Tafoukt

Tafoukt est un prénom berbère signifiant soleil. Le mot tafukt (féminin en berbère) est courant dans un grand nombre de dialectes. Ainsi, en touareg, on a tafuk, avec un pluriel, tifukin, tfukt, dans l’oasis égyptienne de Siwa, tafukt en tamazight du Maroc central, en chleuh, en rifain, en chaoui…
En kabyle, on emploie pour soleil un terme particulier, itij (un masculin), connaît aussi tafukt/tafugt, mais il est employé dans des expressions. Ainsi, par exemple seksu n tafugt (couscous séché au soleil). Selon Hérodote, le culte du soleil et de la lune était pratiqué par les Libyens. Les sacrifices des nomades se font de cette manière : ils commencent par couper l'oreille de la victime (cela leur tient lieu de prémices), et la jettent sur le faîte de leurs maisons ; cela fait, ils lui tordent le cou : ils n'en immolent qu'au Soleil et à la Lune.
Tous les Libyens font des sacrifices à ces deux divinités. Cependant, Hérodote cite une autre population, les Atarantes, hostiles au soleil : “Ils maudissent le soleil lorsqu'il est à son plus haut point d'élévation et de force, et lui disent toutes sortes d'injures, parce qu'il les brûle, ainsi que le pays” (L. IV, 184). Au IVe siècle, le philosophe et philologue latin Macrobe, né à Sicca Veneria (aujourd’hui le Kef, en Tunisie), et donc au courant des pratiques des berbères, écrit qu’ils adoraient le soleil, associé au culte d’Hamon, représenté par le bélier.
C'est pour cela que les Libyens représentent Hamon, qu'ils regardent comme le soleil couchant, avec les cornes du bélier, dans lesquelles réside la principale force de cet animal, de même que celle du soleil réside dans des rayons. Avec la christianisation, ce culte connut un recul, mais il ne disparut pas. Saint Augustin le dénonçait encore au Ve siècle. À la même époque, il était pratiqué dans l’oasis berbère de Siouah, la fameuse oasis d’Amon : c’est là que Saint Simon de Qalamoun fut retenu prisonnier et le Berbère qui l’avait réduit en esclavage lui avait ordonné d’adorer le soleil.
L’islam, qui succéda au christianisme, chez les berbères, dut aussi, les premiers temps de la conversion des Berbères, lutter contre ces restes de paganisme.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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