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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Yahia

Yahia est connu, dans le Coran, pour être la forme du nom du prophète Jean, celui qui avait annoncé la venue de Jésus-Christ. Le nom se rattache à la racine sémitique HYW, nom à lire yaḥya “qu’il vive”. Cette étymologie est proche de celle qu’on donne habituellement de l’hébreu Yoḥanna et du grec Ionannes “Dieu a fait grâce”.

Parmi les grands dirigeants du Maghreb, citons Abu Yahia Abou Bakr, surnommé al-Mutawakkil bi-Llah, celui qui remet sa destinée à Dieu. Il dirigea la dynastie hafside de 1318 à 1346. Couronné à Constantine, il réussit à imposer son autorité aussi bien aux tribus berbères qu’aux tribus arabes. Il soumit les Zianides de Tlemcen et réussit à s’emparer de leur territoire, étendant ainsi son autorité sur une grande partie du Maghreb. Les historiens prêtent à Abou Yahia Abu Bakr une grande culture et une générosité sans pareilles. Le chroniqueur constantinois, Ibn al-Qunfud (XIVe s. ), rapporte, parmi ses actes de générosité, cette anecdote : “Dans une déroute désastreuse où les gens de l'arrière-garde avaient seuls pu conserver leurs chevaux, l'émir fut forcé de se sauver à pied. Un individu s'élança sur lui, lui arracha ses habits et ne lui laissa que son seroual (culotte large). Vint le jour où tous deux se rencontrèrent face à face, mais dans une situation bien différente. L'homme ne savait plus que devenir, tant son âme était troublée. L'émir s'efforça de le rassurer. Il le traita avec égards, et ne cessa de lui prouver, par des paroles empreintes d'une douceur incroyable, qu'il lui pardonnait l'injure d'autrefois. Il alla même jusqu'à lui faire accepter des présents. On rapporte qu'un vieillard, témoin de cette scène, accosta l'individu et lui dit : “Que ne lui as-tu pas pris sa culotte… ta récompense serait double”. Cet acte est un des traits singuliers de la clémence des rois. Ibn Qunfud ajoute : “Le sultan connaissait de vue tous les habitants de Constantine. Il demandait de leurs nouvelles en les désignant chacun par son nom. Quand il en rencontrait un ou plusieurs voyageant à cheval, il les priait instamment de ne pas mettre pied à terre pour lui rendre hommage”. (Traduction Cherbonneau)


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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