Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

AUTRES / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Zirem

Zirem, connu aujourd’hui comme nom de famille, a été porté par un personnage du 13e siècle. Il est cité par Ibn Khaldoun à propos de Zianides de Tlemcen. Selon l’historien, ce nom est la déformation de Ziri, un nom bien connu de l’onomastique berbère et qui a été porté notamment par Ziri Ibn Menad, ancêtre éponyme de la dynastie ziride, issue de la tribu berbère des Sanhadja.
Zirem appartenait aux Meklata, une tribu des Maghraoua qui appartenait à la grande confédération berbère des Zenata. Il résidait à Bresk, une ville qui avait fait sa soumission à Yaghmoracen, fondateur de la dynastie zianide, appelée également Abd al-Wad. À la mort de Yaghmoracen, il s’empara du gouvernement de Bresk et s’érigea en principauté indépendante. Le successeur de Yaghmoracen, Othman, fit une expédition contre lui, il assiégea Bresk pendant quarante jours et ne se retira que lorsque Zirem eut fait sa soumission. Mais dès que Othman eut de nouveau des difficultés avec les Mérinides, qui assiégeaient de nouveau Tlemcen, il se révolta de nouveau. Pour se garantir lui-même contre les Mérinides, il leur fit allégeance. Cependant, à la mort du Mérinide Youcef Ibn Yaâqub, le siège de Tlemcen fut levé. Zirem, sentant le vent tourner, craignit alors que les Zianides ne l’attaquent. Il chercha à entrer en grâce auprès d’eux, et comme il était éloigné d’eux, il se contenta d’envoyer des adresses respectueuses à ces émirs. Cependant, l’avènement sur le trône de Tlemcen d’Abou Hammou Ier, en avril 1308, changea la situation. Ce dernier commença son règne par négocier un traité de paix avec les Mérinides, mais comme il craignait qu’ils ne passent de nouveau à l’attaque, il renforça les défenses de sa capitale. Il s’occupa aussi des tribus rebelles, les Toudjin et les Maghraoua, et installa des gouverneurs sur les territoires pacifiés. Zirem prit peur et proposa de remettre sa ville à Abou Hammou, en échange de sa grâce. Abou Hammou accepta et chargea son mufti Abou Zeyd Abderrahman de mener les négociations. Or le père de ce mufti, autrefois imam de Bresk, avait été exécuté par Zirem. Le mufti profita donc de l’entrevue avec Zirem pour le tuer.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER